Douze Franco-Ontariennes célèbres

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À l’occasion de la Journée internationale de la femme l’écrivain Paul-François Sylvestre était le conférencier invité au Club Richelieu Trillium. Il a brossé le portrait de 12 célèbres Franco-Ontariennes. Ces femmes ne sont pas toutes nées en Ontario mais elles y ont toutes œuvré. En voici un bref survol.

• Madeleine de Roybon d’Allonne (c. 1646-1718) arrive au Fort Frontenac (Kingston) vers 1679, devient la maîtresse de l’explorateur De La Salle et lui prête 2 141 livres. En retour et en fief de seigneurie, elle reçoit une maison et une terre. Elle est considérée comme la première femme propriétaire sur le territoire qui forme aujourd’hui l’Ontario. Une école élémentaire publique de Kingston porte son nom.

• Les demoiselles Adémard et Papineau, de la ville de Québec, sont invitées par le curé de la paroisse de l’Assomption (Windsor) à ouvrir une école en octobre 1786. Elles font la classe à treize filles de colons francophones, dont huit sont des pensionnaires qui logent avec leurs institutrices dans une petite maison abritant la salle de classe et le dortoir. Il s’agit de la première école de l’Ontario, une école française sous le régime anglais.

• Élisabeth Bruyère (L’Assomption, 1818 – Ottawa, 1876) entre en communauté chez les Sœurs de la Charité de Montréal. À l’âge de 23 ans, elle arrive à Bytown (Ottawa) et fonde une école et un hôpital. Elle est aussi la fondatrice des Sœurs de la Charité d’Ottawa (Sœurs Grises de la Croix). Depuis 1978, une demande en vue de la canonisation d’Élisabeth Bruyère est introduite à la Congrégation pour les Causes des saints. Une école élémentaire catholique à Waterloo porte son nom.

• Elizabeth Bertrand (Michigan, 1762 – Mackinac, 1827) est la descendante d’un chef outaouais. Elle épouse un chirurgien et le couple fonde la Compagnie Mackinac, mais c’est Elizabeth qui dirige cette entreprise de traite de fourrures. Sous sa gouverne, la compagnie devient la plus importante de la région des Grands Lacs. Mme Bertrand est considérée par certains comme la première femme d’affaires francophone en Ontario.

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• Almanda Walker-Marchand (Québec, 1868 – Ottawa, 1949) arrive à Ottawa vers 1892. En août 1914, en réponse à un appel lancé par l’épouse du gouverneur général, elle réunit des femmes et organise les premières activités de l’Association des dames canadiennes-françaises, en vue d’apporter des secours aux soldats, ainsi qu’aux victimes de la guerre. En 1918, l’Association devient la Fédération des femmes canadiennes-françaises, dirigée par Almanda pendant 35 ans.

• Jeanne Lajoie (Lefaivre, 1899 – Cartierville, 1930) est une institutrice engagée en 1923 pour dispenser des cours de français à Pembroke. L’ambiance créée par la promulgation du Règlement XVII pousse les autorités anglophones à décréter son renvoi. La jeune institutrice (24 ans) fonde une école libre nommée en son honneur École Jeanne d’Arc. Jeanne Lajoie incarne par son geste de défi les revendications scolaires des Franco-Ontariens. Une école secondaire (Pembroke), une école primaire (Toronto) et un centre de la petite enfance (Ottawa) portent son nom.

• Simone Lanteigne (Sainte-Émilie, 1921 – Toronto, 1982) arrive à Toronto en 1952. Elle effectue une recherche sur l’identification des besoins des personnes âgées d’expression française dans la Ville-Reine et ne tarde pas à découvrir des attentes précises chez cette couche de la population. Il faut créer un centre de jour, un service d’accueil, voire une résidence pour les aînés. Elle réunit des bénévoles pour réaliser ces rêves et elle fonde Les Centres d’Accueil Héritage.

• Gabrielle Poulin (Saint-Prosper, 1929 – ) est romancière, poète et essayiste. Elle publie, entre autres, le récit Cogne la caboche (1979, Prix Champlain), les romans Un cri trop grand (1980), Les Mensonges d’Isabelle (1983), La Couronne d’oubli (1990), Le Livre de déraison (1994, Grand Prix du Salon du livre de Toronto) et les recueils de poésie Petites fugues pour une saison sèche (1991, Prix du livre d’Ottawa-Carleton) et Ombres et lueurs (2003). Ses mémoires littéraires paraissent sous le titre La Vie, l’Écriture (2000).

• Gisèle Lalonde (Vanier, 1933 – ) est une enseignante qui devient commissaire d’écoles, directrice du Centre franco-ontarien de ressources pédagogiques, présidente du Conseil des affaires franco-ontariennes et maire de Vanier. Elle cofonde l’Association française des municipalités de l’Ontario et assume la présidence de SOS Montfort. Une école secondaire publique, à Orléans, porte son nom.

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• Jocelyne Côté-O’Hara (North Bay, 1945 – ) est chef d’entreprise, d’abord à Pétro-Canada, puis chez B.C. Tel, Stentor Telecom Policy et Cora. Au début des années 2000, le quotidien National Post classe Jocelyne Côté-O’Hara parmi les 50 plus importantes femmes d’affaires au Canada.

• Louise Pitre (Smooth Rock Falls, 1957 – ) mène une carrière en théâtre et musique depuis 1980. Elle joue successivement dans Blood Brothers (1989, Prix Dora Mavor Moore), Tartuffe, Jacques Brel is Alive and Well and Living in Paris et Little Shop of Horror. Elle incarne le rôle de Fantine dans Les Misérables, à Toronto, Montréal et Paris, aussi bien en anglais qu’en français. En 1994, Louise Pitre crée le rôle d’Édith Piaf dans Piaf et remporte le prix Dora pour sa prestation. En 2001, elle décroche son plus grand rôle, soit celui de Donna Sheridan dans Mamma Mia!

• France Gareau (Sturgeon Falls, 1967 – ) se spécialise dans les courses de 100 et 200 mètres. Elle participe aux Jeux olympiques de 1984, à Los Angeles, et son équipe décroche une médaille d’argent au relais 4 x 100 mètres. Aux Championnats canadiens de 1983, 1984 et 1986, France Gareau gagne chaque fois une médaille de bronze pour les compétitions extérieures. Elle participe aux premiers Jeux de la Francophonie, au Maroc, en 1989.

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