Douze divinités vous attendent à Québec

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Zeus, Héra, Déméter, Poséidon, Athéna, Apollon, Artémis, Aphrodite, Dionysos, Hermès, Héraclès et Héphaïstos sont en visite au Canada! Ces divinités de la mythologie grecque ne font qu’un arrêt à une heure et demie de Toronto (vol direct de Porter). Pour les rencontrer, vous devez vous rendre au Musée de la Civilisation à Québec. Elles vous attendent jusqu’au 15 mars 2015 dans une exposition intitulée Les maîtres de l’Olympe – Trésors des collections gréco-romaines de Berlin.

À l’aide d’audioguides, c’est en compagnie des poètes Homère et Hésiode que les visiteurs sont invités à parcourir cette exposition. Ils y découvriront plus de 160 chefs-d’œuvre – statues, sculptures, céramiques, bijoux, amulettes – provenant de la riche collection des antiquités classiques des Musées nationaux de Berlin. Ces trésors y sont exposés pour la première fois en Amérique du Nord.

Le visiteur a le loisir/plaisir d’admirer une véritable brochette de chefs-d’œuvre, dont une tête du dieu Zeus de Dresde (2e siècle après J.-C.) d’après un original grec d’environ 440 à 420 av. J.‑C., le torse d’une statue de la déesse Artémis, (150 après J.-C.), d’après un original de 320 av. J.-C., et une statuette de bronze du dieu Apollon (1er siècle av, J.-C.)

Dans ce panorama des Maîtres de l’Olympe, Dionysos occupe une place de choix. On le voit dans la force de l’âge, mais aussi en jeune éphèbe un peu efféminé, plein de grâce aux cheveux bouclés, dans une réelle ambivalence sexuelle (marbre, Italie, 2e moitié du 1er siècle avant J.-C.).

Issu de l’union de Zeus avec la mortelle Sémelé, Dionysos est le dieu de la fête, du vin, de l’ivresse et de la dissolution.

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Le théâtre grec est lié au culte de Dionysos, car il mène à la dissolution de la conscience. Toute une section de l’exposition est consacrée à cet art: masque d’Héraclès, masque d’un vieil homme qui serait peut-être le messager d’une tragédie, sarcophage avec masques et guirlandes, pilier hermaïque de Dionysos, etc.

Deux marbres d’Italie (2e siècle après J.-C.) nous montrent Aphrodite. Dans l’un, la pose de la déesse et ses gestes de pudeur rappellent les sculptures des époques classique et hellénistique; ici, la tête est une addition ultérieure. Dans l’autre, Aphrodite est à demi vêtue et porte sa main gauche à sa poitrine comme pour détourner le regard du spectateur. La tête originale a été remplacée par un visage néo-classique.
Personnification de la Victoire au combat, Niké est illustrée dans un relief où elle s’abat sur un taureau vigoureux et le contraint à ployer l’échine. Ce marbre de provenance inconnue date du 1er siècle avant J.-C.
Un des plus beaux reliefs de sarcophage est celui représentant l’enlèvement de Perséphone. On la voit cueillir des pleurs dans un pré quand surgit du sol le dieu Hadès qui l’enlève pour en faire sa femme et la reine des enfers.

Miroirs de l’âme, les dieux grecs et romains interagissent entre eux et entretiennent des relations plus ou moins particulières avec les humains tout en contrôlant leur univers religieux. Sous leur regard, s’épanouissent et rayonnent l’architecture, la sculpture, la peinture et le théâtre. Toutes ces divinités pavent la voie à la connaissance et à la démocratie.

En complément à l’exposition, je vous recommande l’album Les maîtres de l’Olympe – Trésors des collections gréco-romaines de Berlin, publié par Beaux Arts/TTM Éditions (24,95 $). En sept chapitres, l’ouvrage nous présente les douze dieux tels que les concevaient et les représentaient les artistes de la Grèce et de la Rome antiques. On y propose un détour dans les sanctuaires qui étaient dédiés à ces Maîtres de l’Olympe, ainsi qu’un aperçu des rituels qui leur étaient consacrés.

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