Pause café-donuts au Coal Mine Theater

La pièce Superior Donuts s'installe au petit théâtre sur Danforth

Jon Lachlan Stewart et Diana Leblanc dans le décor de Superior Donuts.
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Avez-vous déjà remarqué, entre Greenwood et Coxwell, le Coal Mine Theater? Intimiste, ce petit théâtre d’à peine 90 places en est déjà à sa troisième saison. Depuis dimanche, il présente la pièce Superior Donuts, de Tracy Letts, qui transforme la scène en café.

En choisissant quatre pièces par an, les propriétaires, Diana Bentley et Ted Dykstra, peuvent avoir un vrai contrôle artistique sur leurs productions: «On choisit tout, les pièces, les acteurs, le metteur en scène. C’est une incroyable opportunité que de pouvoir produire les spectacles qui nous plaisent», livre Ted Dykstra.

Ce théâtre de poche permet une proximité rare avec les acteurs. «Tout le monde aime cette intimité et, pour Superior Donuts, le fait d’être dans le café, de sentir le café, de voir les beignes voler dans l’échoppe et au-dessus des gradins, d’être frôlé par les comédiens. Et les acteurs adorent ça tout autant.»

«On propose une immersion inédite», continue le co-propriétaire du Coal Mine Theater.

Le public est très près de la scène.
Le public est très près de la scène.

Pour les comédiens, cette proximité est à la fois une chance et un défi. «Il faut trouver le niveau, l’équilibre, entre l’intimité et la théâtralité», indique le Montréalais Jon Lachlan Stewart, qui joue l’un des protagonistes. «On doit adapter la mise en scène d’une pièce habituellement interprétée à Broadway dans cette petite salle. C’est excitant pour le comédien.»

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À ses côtés dans Superior Donuts, huit autres comédiens (!), dont Diana Leblanc, l’ancienne directrice artistique du Théâtre français de Toronto.

La pièce raconte la rencontre entre Arthur, le vieux propriétaire dont le «donut shop» fait faillite, et de Franco, un jeune noir qui veut relancer l’activité. De cette relation va naître une confrontation entre l’ancien et le moderne. Ces meilleurs ennemis poursuivent leur rêve et cherchent toujours une possibilité de le saisir, à l’image de leurs clients, qui sont eux aussi à la recherche d’un rêve inachevé.

Superior Donuts s’attaque aussi à la relation entre les noirs et les blancs et à la menace des grosses compagnies. «Arthur a toujours peur qu’un Strabucks ou une autre franchise vienne s’installer près de son café et l’oblige à fermer», raconte Jon Lachlan Stewart.

La pièce est à l’affiche du petit théâtre jusqu’au 26 février.

Ted Dykstra
Ted Dykstra

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