D’imputabilité à responsabilité

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Le gouvernement fédéral a accepté de modifier le titre du projet de loi intitulé: «Loi sur l’imputabilité» en remplaçant ce dernier mot par celui de «responsabilité». Notre association est heureuse de constater que ses démarches ont porté fruit.

Le premier ministre, Stephen Harper, un anglophone évidemment, n’a pas hésité à corriger cette erreur de vocabulaire qui lui avait été suggérée par des francophones. Ainsi, son nom ne sera pas accollé au titre incorrect d’une loi. L’Association pour le soutien et l’usage de la langue française (ASULF) le félicite de cette décision, compte tenu, en particulier, du contexte législatif à Ottawa.

L’ASULF a reçu aussi l’appui du Bloc québécois qui, par la voix du député Benoît Sauvageau, a proposé un amendement au projet de loi pour y introduire le mot «responsabilité» en remplacement d’«imputabilité».

Tant d’efforts pour un mot, diront les uns. Ils oublient qu’il s’agit de la langue juridique. La précision du vocabulaire y a une importance capitale. Il est bon de se rappeler les mots tirés des Analectes de Confucius. Tzee-loo demande:  «Pour administrer le gouvernement, par quoi pensez-vous qu’il faille commencer»? Le philosophe répond: «Il est nécessaire de rectifier les termes». 

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