Deux noms à retenir pour des écoles

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L’année scolaire vient de commencer et nos conseils scolaires nous annonceront probablement le nom d’une nouvelle école d’ici les dix prochains mois.

Ceux qui me connaissent – ou qui me lisent – savent que je n’aime pas qu’on baptise une école L’Envolée ou Le Sommet, ni même Saint Frère André ou Jean Paul II. Pourquoi? Parce qu’on rate une occasion de rendre hommage à une personnalité franco-ontarienne.

Il y a belle lurette que deux noms auraient dû être donnés à des écoles de langue française en Ontario. Le premier nom est Adhémar-Papineau. Oui, je sais que cela ne vous dit rien.

N’empêche que ce sont les noms des deux premières institutrices en Ontario. Deux Canadiennes-Françaises venues de Québec pour enseigner dans l’école de la paroisse Assomption, sur le territoire aujourd’hui formé par Windsor.

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Cela se passait sous le Régine anglais, mais l’école était entièrement de langue française. Elle était catholique, bien entendu, mais une école publique pourrait tout aussi bien porter le nom de ces pionnières.

Le second nom est Robert Gauthier. Voilà un homme qui a servi le ministère de l’Éducation de 1927 à 1964. Il a d’abord été inspecteur d’écoles à Cochrane, puis dans le comté d’Essex pendant dix ans, et est devenu directeur provincial de l’enseignement français pendant 27 ans.

C’est durant cette dernière période qu’il a repoussé l’enseignement de l’anglais de la première à la troisième année, qu’il a mis sur pied les cours par correspondance en français, qu’il a dirigé l’enseignement des quintuplées Dionne, qu’il a fondé le célèbre Concours provincial de français et qu’il a créé le poste d’inspecteur des programmes de musique.

Étonnant, n’est-ce pas, qu’aucune école ne porte encore son nom en Ontario?

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