Des volontaires prêts à secourir les Torontois en cas de tremblement de terre

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À Toronto, une équipe composée de professionnels volontaires s’entraîne régulièrement afin de pouvoir répondre de manière appropriée à des situations de crise. Au lendemain du tremblement de terre en Haïti, cette équipe, connue sous le nom de Heavy Urban Search and Rescue (HUSAR), se tenait prête à partir mais n’a finalement pas été appelée.

«La première unité de ce type au Canada est celle de Vancouver, elle existe depuis la fin des années 1980. L’idée de créer le HUSAR Toronto date des années 2000 mais le développement de l’équipe s’est accéléré à la suite des attentats du 11 septembre 2001, quand en 2002 la ville, la province et le gouvernement fédéral ont augmenté les fonds pour cette initiative», nous explique Doug Silver, Chef de division, chargé du développement professionnel et de l’entraînement de l’équipe.

Créée pour répondre à des situations de sauvetage particulières ou à grande échelle, l’équipe compte 118 membres. Il s’agit uniquement de professionnels volontaires issus de différents corps, environ 80 pompiers, mais aussi des médecins, du personnel paramédical, des policiers et des employés du service des eaux qui suivent un entraînement particulier pour faire partie de cette unité spécialisée.

«Tous les membres de l’équipe se réunissent une fois par semaine au centre d’entraînement des pompiers, sur Bermondsey Road, près de Eglinton Est et Victoria Park, et pratiquent nombre d’exercices», selon Doug Silver.

L’entraînement consiste en des simulations de sauvetage sur des structures effondrées, dans des tranchées, sur des étages difficiles d’accès ou dans des espaces réduits. Les membres de l’équipe apprennent la stabilisation d’urgence de structures fragilisées et les techniques d’auto extirpation afin de savoir se dégager eux-mêmes des décombres en cas de besoin.

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Ils travaillent également sur le traitement des blessures dues à l’écrasement, le dressage de chiens sauveteurs, les opérations de logistique et les procédures d’information technique.

En plus de cet entraînement hebdomadaire, les 118 membres torontois participent annuellement à un exercice provincial, ainsi qu’à un exercice fédéral qui a lieu en général en dehors de la province avec les autres équipes HUSAR canadiennes qui sont au nombre de cinq avec, en plus de la ville de Toronto, les villes de Vancouver et Halifax ainsi que les provinces de l’Alberta et du Manitoba.

Selon l’endroit où a lieu de l’intervention, l’autorité décidant de l’envoi ou non de cette équipe diffère. Pour une intervention au niveau local elle dépend du Chef des pompiers, au niveau provincial c’est le Capitaine des pompiers et le bureau ontarien de Gestion des situations d’urgence qui donnent l’ordre d’intervention. À une échelle nationale Sécurité publique Canada prend la décision.

«Dans le cas d’Haïti, comme pour toute action à l’international, la décision a été prise au niveau fédéral en relation avec le gouvernement haïtien.

De notre côté, on se tenait prêt. Après je ne suis pas capable de vous dire exactement les raisons de la décision», avoue Doug Silver.

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L’équipe HUSAR Toronto n’a, heureusement, pas encore été appelée trop souvent pour des situations de crise.

Les deux plus grosses et plus récentes missions sur lesquelles l’équipe est intervenue sont une explosion due à une fuite de gaz en 2004 sur la rue Bloor, où plusieurs étages se sont écroulés, ainsi que l’effondrement du Uptown Theatre fin 2003.

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