Des professeurs français en observation à Toronto

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En novembre dernier, une délégation de professeurs des écoles Pierre-Elliott Trudeau et Renaissance s’était rendue à Amiens en France pour discuter avec leurs homologues de l’utilisation des nouvelles technologies de l’information comme moyen d’amélioration des résultats en mathématiques, lecture et écriture. Cette visite, organisée dans le cadre du projet pilote CAPTER (Communauté d’Apprentissage Professionnel – Technologie, Expertise et Ressources), a connu la semaine dernière un second écho concret avec la venue de la délégation française dans la Ville-Reine.

«Tout en ménageant mes collègues anglophones, je me pête les bretelles avec le succès de nos étudiants francophones.» La formule populaire et enthousiaste employée par la ministre déléguée aux Affaires francophones Madeleine Meilleur cristallise à elle seule la satisfaction latente qui prévalait mercredi dernier au Panorama Lounge.

Il faut dire que le projet CAPTER a remporté un succès important pour les communautés éducatives de France et de l’Ontario français. Et si le concept n’est pour le moment encore qu’embryonnaire, comparativement à ce qu’il pourrait devenir à moyen terme, il laisse déjà entrevoir de belles perspectives.

Son instigateur Éric Mézin, directeur par intérim à la direction de la recherche et des services en matière de politiques, reconnaît néanmoins que tout n’a pas été évident pour mettre en oeuvre CAPTER: «Il est toujours complexe de démarrer un projet sans aucune base. C’était la première fois que l’on mettait en place un échange comme celui-ci, et nous avons dû établir des contacts avec de nombreux intervenants des deux côtés de l’Atlantique. Il nous a fallu quasiment deux années pour mettre en place ce projet.»

Concrètement, CAPTER s’appuie sur des données statistiques selon lesquelles les professeurs apprécieraient tout particulièrement les formations basées sur une approche coopérative. Un système qui, selon Éric Mézin, amplifie «la motivation et l’efficacité du corps enseignant».

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En novembre, les enseignants franco-ontariens avaient passé une semaine complète avec leurs homologues picards. Un schéma reproduit la semaine dernière à Toronto, où les professeurs français ont pu visiter les écoles, mais aussi les locaux de TFO et d’autres organismes en étroit lien avec les institutions scolaires franco-ontariennes.

Pour Patrice Bouchard, enseignant à l’école Renaissance d’Aurora, cet échange d’informations entre deux systèmes différents constitue une expérience plus qu’enrichissante: «Lorsque nous nous sommes rendus en France, nous avons pu assister à des cours, et certains d’entre nous ont même eu l’occasion d’enseigner dans les classes de nos partenaires. On a pu constater beaucoup de différences passionnantes. Déjà, au niveau structurel, mais surtout en ce qui concerne la relation avec les élèves. L’éducation est beaucoup plus stricte chez eux, parfois trop. Et j’ai l’impression que c’est un peu l’inverse chez nous.»

Pour autant, l’enseignant pense que si cette première édition du projet CAPTER est un succès, il aurait été «encore plus intéressant de passer plus de temps que les deux jours alloués à l’observation des techniques d’enseignement de l’autre en salle de classe.» Un souhait parmi de nombreux autres, que l’on retrouve dans les projets d’évolution de CAPTER à moyen terme.

D’ici quelques années, Éric Mézin souhaiterait étendre cet échange aux élèves, mais aussi à quatre autres écoles de la francophonie internationale, en Amérique du Sud, Afrique ou en Europe.

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