Des microprêts qui font toute une différence!

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Aujourd’hui, en 2005, Année internationale du microcrédit décrétée par les Nations Unies, pas moins de 1,2 milliard de personnes vivent dans une pauvreté extrême dans le monde, la plupart sont des femmes. Plus de 800 millions de gens se couchent chaque soir le ventre creux et 50 000 personnes meurent chaque jour de causes liées à la pauvreté, en majorité des enfants!

Le microcrédit est un puissant outil de lutte à la pauvreté dans les pays en voie de développement qui permet à des personnes défavorisées d’avoir accès à des petits prêts pour lancer ou agrandir leur micro-entreprise. Plus de 84% des emprunteurs sont des femmes, qui ont pu ainsi commencer à s’affranchir d’une pauvreté abjecte qui, trop souvent, menace ou hypothèque la vie de familles entières.

Au total, les institutions offrant du microcrédit ont déclaré avoir rejoint plus de 92 millions de clients. De ceux-ci, 66,6 millions sont considérés comme très pauvres, c’est-à-dire qu’ils vivent avec moins d’un dollar par jour.

Ces 66,6 millions de familles les plus pauvres regroupent 333 millions de personnes, ce qui équivaut aux populations combinées de la Grande-Bretagne, de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, de l’Espagne, des Pays-Bas, de la Suisse et de la Norvège.

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Un micro-prêt fait donc toute une différence pour les plus pauvres. On utilise ces micro-prêts pour un grand nombre d’activités commerciales, parmi lesquelles des activités à faible technicité comme le décorticage du riz, la conduite de rickshaws – les bicyclettes taxis –, la couture, les petits commerces ou encore des activités de haute technologie comme la vente de minutes de téléphones cellulaires en zone rurale, où il n’existe ni fils électriques, ni services de téléphone à fil.

Il est primordial que nos institutions d’aide comme que l’agence canadienne de développement international (ACDI), la Banque mondiale pour ne nommer que celles-ci, consacrent davantage de ressources à la microfinance et qu’elles favorisent les plus pauvres en mettant sur pied des programmes à la fois efficaces et mesurables en terme d’impact sur la pauvreté. Le soutien que l’ACDI accorde au microcrédit notamment, est de plus en plus faible au fil des années, s’établissant à 32 millions $ en 2005, soit moins de 40% de ce qu’il était voici cinq ans.

N’hésitons pas à questionner à ce sujet, les candidats au scrutin fédéral prochain, tous partis confondus. D’ici 2006, les architectes de cet outil de financement pour les populations pauvres entendent redoubler d’ardeur pour atteindre leur objectif ultime de 100 millions de microprêts aux plus pauvres de la Terre.

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