Des législatives françaises controversées au Canada

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Les élections législatives françaises sèment le désaccord entre la France et le Canada. Depuis septembre dernier, le ministère des Affaires étrangères canadien s’oppose à ce qu’un député représente les Français vivant au Canada. La France, quant à elle, maintient que ces mêmes Français pourront voter comme prévu.

À l’approche des élections législatives françaises, les relations semblent toujours tendues entre les autorités françaises et canadiennes.

Les 2 et 16 juin prochains, les Français résidant au Canada seront appelés aux urnes pour élire leur député pour la circonscription nord-américaine.

C’est la première fois que des députés seront élus pour représenter les Français vivant à l’étranger.

Cette mesure découle en effet d’une loi constitutionnelle datant de 2008, qui prévoit que les Français vivant à l’étranger soient dorénavant représentés par des députés à l’Assemblée nationale. Le monde se retrouve divisé en onze circonscriptions, dont une englobant le Canada et les États-Unis.

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Quand le Canada s’oppose aux élections

Problème, les autorités canadiennes refusent qu’un pays étranger crée une circonscription intégrant le Canada. Le gouvernement canadien avait d’ailleurs adopté cette décision le 12 février 2008, sans l’annoncer publiquement.

Dans une circulaire datée du 8 septembre 2011, le ministère canadien des Affaires étrangères et du commerce international affirme que «le gouvernement du Canada continuera de refuser en principe toute demande d’autres États d’ajouter le Canada à leurs circonscriptions électorales extraterritoriales respectives».

En outre, «il ne permettra ni aux gouvernements étrangers de mener des campagnes électorales au Canada, ni à des partis politiques ou mouvements étrangers de s’établir au Canada». Depuis, le gouvernement canadien campe sur ses positions, voyant dans ces élections une atteinte à la souveraineté du pays.

Les élections auront bien lieu

Mais la France n’en démord pas. En janvier, le ministère des affaires étrangères français soutenait quant à lui que les élections législatives seraient bel et bien organisées pour les quelques
70 000 Français installés au Canada.

De passage à Toronto mercredi dernier, l’ambassadeur de France au Canada, Philippe Zeller, a indiqué que des discussions étaient toujours en cours entre les deux pays.

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«Nous assurons aux autorités canadiennes que nous tenons compte des difficultés encourues», a-t-il poursuivi. Sur le site Web du consulat, les citoyens français sont par ailleurs invités à voter par Internet ou par courrier, facilitant ainsi l’organisation des élections.

En octobre dernier, le Canada s’était déjà opposé à la mise en place des élections de l’Assemblée constituante tunisienne pour les mêmes raisons.

Les Tunisiens avaient voté en nombre et les élections s’étaient finalement déroulées sans encombre.

Réunion de l’AAGEF Ontario

Philippe Zeller a par ailleurs profité de sa visite dans la Ville Reine pour assister à la réunion mensuelle de l’Association des Alumni des Grandes Écoles Françaises (l’AAGEF Ontario).

Formée il y a un an, l’association regroupe des anciens élèves de seize grandes écoles françaises, telles que les Mines, Siences-Po Paris, Ponts et Chaussées ou encore Arts et Métiers, des écoles d’ingénieurs, de gestion, de commerce ou d’administration qui incarnent en France une certaine idée de l’excellence.

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Présidée par Bruno Lebeault, l’AAGEF a pour objectif de favoriser le réseautage et la solidarité entre ses membres, mais également de faire connaître les grandes écoles françaises au sein du milieu des affaires ontarien.

Ateliers de recherche d’emploi, réseautage entre diplômés, interventions par des personnalités du monde des affaires et de l’administration de l’Ontario…

Les responsables de l’association ne manquent pas d’idées. Leurs initiatives ont été saluées par Philippe Zeller, lui-même ancien élève de l’ENA et de HEC. «Au bout de 12 mois, vous obtenez déjà un réseau assez spectaculaire», a-t-il déclaré. Plus de 300 membres ont en effet déjà rejoint les rangs de l’AAGEF.

«Vous représentez une image parfaitement intégrée des grandes écoles françaises à l’international».

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