Des labos du gouvernement entretiennent des colonies d’insectes ravageurs

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Le Centre de foresterie des Grands Lacs de Ressources Naturelles Canada, situé à Sault Ste. Marie, élève et maintien des colonies d’insectes ravageurs indigènes et exotiques nuisibles aux forêts du pays.

Rassurez-vous, ce n’est pas un programme de développement d’armes de destruction massive. Au contraire, le Laboratoire de production d’insectes et de quarantaine (LPIQ) appuie ainsi l’élaboration des stratégies de lutte antiparasitaires visant à garder nos forêts en bonne santé.

Uniques en leur genre au Canada, ces installations disposent de l’espace et de la capacité nécessaires pour élever et maintenir des colonies d’insectes qu’on veut, justement, étudier et contrôler.

Au cours des cinq dernières décennies, les installations d’élevage d’insectes des LPIQ ont permis de produire des millions d’insectes par année.

Tordeuses et longicornes

Ces insectes, de même que les milieux nutritifs artificiels dont ils ont besoin pour survivre, sont expédiés aux scientifiques travaillant dans les cinq centres de recherche du Service canadien des forêts (SCF).

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Les LPIQ fournissent également des insectes aux chercheurs et aux responsables de la lutte contre les ravageurs qui travaillent pour des organismes provinciaux, des universités d’un bout à l’autre de l’Amérique du Nord et des installations de recherche outre-mer.

Dans le cadre de leurs activités, les employés des LPIQ travaillent actuellement à l’élaboration d’une nouvelle série de colonies d’insectes que les chercheurs pourront utiliser dans le cadre des travaux et des essais visant à développer des produits écologiques de lutte contre les ravageurs.

Parmi cette nouvelle série de colonies d’insectes, on compte le longicorne asiatique, l’agrile du frêne, ainsi que des espèces indigènes telles que la livrée des forêts, la tordeuse occidentale de l’épinette et la tordeuse du pin gris, ainsi qu’une colonie d’espèces exotiques envahissantes telles que le longicorne brun de l’épinette.

Les LPIQ produisent déjà de trois à quatre millions d’insectes par année, notamment la chenille à houppes et la fausse arpenteuse du chou.

S’attaquer aux problèmes

Les insectes cueillis dans la nature peuvent souvent porteurs de maladies naturelles. L’un des défis majeurs pouvant se poser lors de l’élevage et du maintien de colonies d’insectes indigènes et exotiques est l’élimination de ces maladies.

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L’équipe de production d’insectes a élaboré et mis en place un système complet de gestion de la qualité visant à éliminer les maladies et à assurer la disponibilité continue d’insectes de grande qualité pour ses clients.

En fait, les LPIQ sont devenus un chef de file mondial en utilisant les meilleures normes d’assurance et de contrôle de la qualité, lesquelles permettent de certifier que les colonies d’insectes sont exemptes de maladie.

L’équipe des LPIQ a également démontré une vision et un leadership au niveau international en mettant en place une base de données en ligne de colonies d’insectes, d’acariens et de nématodes. Ce premier catalogue interrogeable d’envergure mondiale facilite l’accès et le partage de colonies d’insectes à des fins scientifiques et commerciales.

Un programme d’élevage unique

Le programme d’élevage des LPIQ est unique au sein de la communauté internationale d’élevage d’insectes et son mode d’élevage d’insectes est considéré par de nombreuses personnes comme étant avant-gardiste.

En fait, les LPIQ reçoivent des demandes de scientifiques de partout dans le monde qui souhaitent visiter les installations et en savoir davantage sur son système de gestion de la qualité sans pareil.

Renseignements

Peter Ebling est le gestionnaire des Services de production d’insectes (SPI) des Laboratoires de production d’insectes et de quarantaine. Ces laboratoires sont localisés au Centre de foresterie des Grands Lacs (CFGL) de Ressources naturelles Canada (RNCan) à Sault Ste. Marie.

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