Des enseignants se penchent sur l’intimidation par Internet

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Des enseignants de partout au pays ont déjà fait part de leurs préoccupations au sujet de l’intimidation par Internet, et ils comptent établir une politique nationale afin de protéger les élèves et les éducateurs canadiens, cette semaine, lorsqu’ils se rencontreront à Toronto.

Winston Carter, président de la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants, affirme que les professeurs peinent à comprendre les nouvelles technologies qui permettent à l’intimidation de couver parmi la génération d’élèves peuplant actuellement leurs classes, mais qu’ils se préparent à agir.

«Il est juste de dire que les élèves ont été les premiers en ce qui a trait à la technologie, et en tant qu’éducateurs, nous tentons de rattraper notre retard quant à nos connaissances», a affirmé M. Carter.

«L’intimidation par Internet est sans limites, elle est sans frontières», a-t-il ajouté.

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La question de l’intimidation par Internet – laquelle, selon Bill Belsey, spécialiste de la question, peut se manifester de toutes les façons permises par la technologie, incluant les courriels, les téléphones cellulaires et les sites Web tels que Facebook et MySpace – est de plus en plus en vue au Canada, à la suite d’une série d’incidents survenus au cours des derniers mois.

En février, 19 étudiants de la région de Toronto ont été suspendus pour avoir critiqué en ligne le directeur de leur établissement scolaire.

En novembre, deux adolescentes de 13 ans ont été suspendues par la direction de leur école à Gatineau, en Outaouais, pour avoir diffusé sur le site YouTube un clip montrant l’un de leurs professeurs en train de s’en prendre verbalement à un camarade de classe. L’enseignant a depuis pris congé pour des raisons médicales tandis que l’établissement a interdit l’utilisation des appareils électroniques personnels.

En partie afin de réagir à de tels incidents, le gouvernement de l’Ontario a apporté au début du mois de juin plusieurs modifications à la Loi sur l’éducation. En vertu de la nouvelle législation provinciale, les étudiants qui se laissent aller à de l’intimidation, en personne ou en ligne, peuvent être suspendus ou être expulsés de leur école.

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