Des coups de foudre pour l’Est ontarien

Collectif, Racontez-nous l’Est ontarien, récits, Ottawa, Éditions David, 2020, 328 pages, 20 $.
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Au printemps 2019, les Éditions David lançaient un concours d’écriture pour Raconter l’Est ontarien. Pas moins de 85 textes ont été reçus, évoquant les gens, les lieux, la culture et les histoires de cette région de la province et bastion de l’Ontario français.

Le jury a retenu 40 récits répartis sous diverses rubriques comme Vie agricole, Drames et tragédies, Terre d’accueil, Tensions linguistiques, Rencontres inusitées et Histoires de famille.

L’action de ces 40 récits se déroulent tour à tour à Embrun, Curran, Plantagenet, Sainte-Anne-de-Prescott, Hawkesbury, Alexandria, Cornwall et j’en passe.

Souvenirs et modernité

Éric Mathieu écrit que, «Au cœur de chaque village de l’Est de l’Ontario, il y a un clocher d’église, parfois deux. Si on descend les yeux, on peut apercevoir un bureau de poste situé pas très loin d’une Caisse populaire. À quelques enjambées de l’épicerie, de la station-service et de l’école, on y trouve un restaurant miniature, souvent appelé “cantine”, “casse-croûte” ou “roulotte à patates”.»

Brillant instantané typique de cette région! Il y a bien quelques textes un peu nostalgiques, mais le présent y est aussi très visible.

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Gilles Poirier décrit comment «L’âme de tout l’Est ontarien a changé pour s’adapter à la modernité.»

Il prend comme exemple les petites fermes laitières qui ont été regroupées en entreprises de quelque milles acres, «du contrôle de l’offre et de la demande, de génétique du troupeau, de transfert d’embryon et même de robotique». Il note aussi que certains fermiers ne se sont plus reconnus et se sont enfuis vers les villes voisines.

Claude Sauvé raconte comment sa campagne de l’Est ontarien a donné «Un tout dernier souvenir» à sa mère. Elle ne se souvient plus de la mort de son mari ou qu’elle est à la retraite depuis vingt ans, mais elle se rappelle avoir «ramassé des fleurs et de la rhubarbe» près de la maison de son fils à Alexandria.

Carole Larocque, originaire de Montréal, raconte comment Alexandria l’a placée dans une situation d’apprentissage: «Je m’affirme aujourd’hui Franco-Ontarienne et fière de l’être».

Mireille Groleau rappelle une triste page d’histoire, celle de l’École de réforme d’Alfred où «des garçons y ont été battus, violés, négligés et abandonnés sous le nez des paroissiens. Une honte.»

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Ginette Guy raconte comment les travaux de la Voie maritime du Saint-Laurent ont inondé, le 1er juillet 1958, à huit heures du matin, le village de Moulinette (et huit autres localités). «Six mille cinq cent personnes ont dû déménager comme nous.»

Fierté

Raconter l’Est ontarien nous fait découvrir une histoire régionale captivante, des légendes et des anecdotes savoureuses, des paysages et des gens séduisants.

Nous sommes frappés par la fierté indéniable qui anime ces Franco-Ontariens et Franco-Ontariennes, comme l’écrit Pierre Labelle, membre du jury et préfacier.

L’œuvre de couverture est une peinture à l’huile de Bernard Lévesque, qui lui a été inspirée par une grange située dans le rang 2, à Clarence Creek.

Les régions de la francophonie ontarienne.

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