Déficit de charisme à droite

Andrew Scheer en campagne électorale.
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Battu (par un Conservateur) dans sa circonscription de Beauce lundi, Maxime Bernier a promis que son «mouvement», son Parti populaire du Canada, qui n’a récolté que 2% des suffrages à travers le pays, allait continuer de se construire et avancer.

Il est le seul, justifie-t-il, à offrir des solutions à des problèmes réels et importants comme:

Maxime Bernier

– le gaspillage des fonds publics et l’endettement du gouvernement;

– la taxation élevée et la bureaucratie compliquée;

– nos critères et notre capacité d’intégrer plus de 200 000 immigrants par année;

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– les entraves au commerce interprovincial et international;

– l’aide publique et le protectionnisme pour certains secteurs industriels et agricoles;

– les errements motivés par la fausse «urgence climatique».

En réalité, le PPC est mort. L’aventure était douteuse depuis le début: si Maxime Bernier n’avait pas trouvé de majorité au sein du Parti conservateur, il était encore plus marginal à l’extérieur.

Andrew Scheer

Pour des raisons stratégiques, électoralistes, le Parti conservateur d’Andrew Scheer s’est fait très discret sur les enjeux priorisés par Maxime Bernier, qui sont pourtant des préoccupations de la majorité de ses électeurs et de nombreux autres Canadiens. Le résultat est médiocre.

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Un chef conservateur plus courageux et plus éloquent aurait-il réalisé un meilleur score? Je pense que oui, mais ce n’est pas de sitôt qu’on aura la réponse.

Dans le contexte d’un gouvernement minoritaire qui peut tomber dans deux ans, les Conservateurs vont peut-être donner une seconde chance à Andrew Scheer.

Libéraux, Néo-Démocrates et Verts font face à la même problématique. Théoriquement, on pourrait se retrouver dans deux ans avec quatre nouveaux chefs!

Jagmeet Singh (NPD), Justin Trudeau (Libéral), Elizabeth May (Vert)

De la même façon qu’on n’a pas besoin de deux partis de «droite» sur l’échiquier politique canadien, les programmes économiques, environnementaux et sociaux très similaires des Libéraux, Néo-Démocrates et Verts ne justifient pas la concurrence de trois partis de «gauche».

Mais c’est leur problème. Et ils ont le luxe de démarcher un plus grand nombre de Canadiens disposés à voter écolo-socialiste (les deux tiers, si on se fie aux résultats du 21 octobre).

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Or, c’est peut-être justement parce qu’ils sont trois à dire la même chose, contre un qui ne dit pas souvent le contraire, que les Canadiens sont séduits par les chants de ces sirènes.

Yves-François Blanchet

Le Bloc québécois participe lui aussi à cette mouvance de «gauche», mais il a l’originalité de prôner la souveraineté du Québec (même si son succès, en 2019, est entièrement dû au dynamisme et au charisme de son chef).

Il n’y a pas de parti souverainiste de «droite» au Québec: on ne verrait ça qu’après l’accession du Québec à l’indépendance, comme dans tous les pays normaux. Sauf que, jusqu’à maintenant, c’est cet arrimage à «gauche» qui a discrédité l’option souverainiste auprès des Québécois les plus productifs, les plus susceptibles de «réussir» l’indépendance.

Je le répète pour m’en convaincre: un chef conservateur canadien plus courageux et plus éloquent aurait réalisé un meilleur score.

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