Découvrir Toronto en français

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Publié 29/01/2008 par Aline Noguès

Faire découvrir Toronto en version française, c’est un plus qu’offre Toronto Balades, créée en 2004. Et contrairement aux préjugés, il y a beaucoup à apprendre sur cette ville aux racines partiellement francophones.

Les clients de Toronto Balades sont divers: clientèle d’affaires envoyée par les tour-opérateurs, touristes québécois ou français, écoles d’immersion d’Ontario ou encore écoles du Québec. Étrangement, les résidents torontois et les écoliers francophones semblent peu intéressés, ce qui reflète probablement une idée préconçue, comme l’explique Corinne Baranger, directrice de Toronto Balades: «Les Torontois pensent bien connaître leur ville mais en réalité, lorsque certains suivent nos visites, ils vont de surprise en surprise, découvrant des choses qu’ils ignoraient.»

Élaborés sur mesure, en fonction de la demande des clients, les programmes de visite contiennent généralement quelques incontournables: le quartier du marché St Laurent, sa galerie et ses diverses expositions sur l’histoire de la ville, la vieille ville de York, le parc et la cathédrale St James, l’Université de Toronto, avec ses collèges à l’architecture gothique, l’Hôtel de Ville, Osgoode Hall, Old City Hall, ancien Hôtel de ville reconverti en tribunal, les magasins la Baie et Eaton, le quartier de Yorkville…

Bien sûr, chaque visite ne manquera pas de présenter le passé et le présent francophone de Toronto, la fondatrice de Toronto Balades étant aussi membre de la Société d’histoire de Toronto.

La clientèle francophone de Corinne Baranger étant assez diverse, il faut savoir s’adapter. «Mon approche sera différente selon que mes clients sont Ontariens, Québécois ou Français. Les Français seront plus intéressés par des propos sur la vie quotidienne des Torontois – le temps de travail, cette habitude de se promener avec une tasse de café à la main –ou le fonctionnement de la vie politique.

Les Québécois sont plus curieux de découvrir l’Histoire de la ville et le rôle des francophones à Toronto, hier et aujourd’hui, ainsi que l’existence d’entreprises francophones, des aspects que bien souvent ils ignoraient avant de mettre les pieds ici…»

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Mais il existe bien un point commun entre les touristes d’Europe et du Québec: les préjugés… même s’ils sont différents! Chacun arrive en effet à Toronto avec des clichés en tête, comme l’explique Corinne Baranger: «Les Français s’en tiennent aux images de traîneaux à chiens, à la neige abondante et ignorent souvent l’existence de grandes villes… à part Montréal!

D’ailleurs, s’ils s’arrêtent parfois à Toronto, c’est seulement parce que c’est sur la route qui mène aux chutes du Niagara! Les Québécois, eux, s’imaginent Toronto comme une petite soeur de New York qui se résume à son quartier financier. Mon rôle est alors de montrer le vrai visage de la ville avec ses quartiers ethniques, ses beaux quartiers résidentiels…»

Après bientôt quatre ans d’existence, Toronto Balades aimerait se tourner vers de nouvelles manières de faire découvrir la ville. Corinne Baranger songe d’ailleurs à un projet mené en collaboration avec Paul-François Sylvestre, auteur de Toronto s’écrit.

Mais les clients ne sont pas forcément ouverts à toutes les innovations, regrette la directrice de Toronto Balades: «Les touristes veulent toujours voir la vieille ville de York, la mairie ou encore la ville souterraine, alors c’est assez frutrant de ne pas pouvoir facilement développer de nouveaux projets. Mais je ne désespère pas! Il y a déjà fort à faire, car Toronto reste une ville complètement méconnue.»

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