Décès d’un ministre conservateur, départ de l’ancien chef libéral: l’équilibre est maintenu au Nouveau-Brunswick

Gouvernement minoritaire

L'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick. Photo: Acadie Nouvelle (archives)
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La mort de Greg Thompson, ministre des Affaires intergouvernementales du Nouveau-Brunswick, le 11 septembre, ne fera pas immédiatement basculer la balance du pouvoir à l’Assemblée législative de la province.

Malgré le fait que les conservateurs détenaient tout juste les 25 sièges nécessaires pour former une majorité avec l’appui du petit parti People’s Alliance, la perte d’un de leurs sièges aura peu d’impact en raison du départ du député et ex-chef libéral Brian Gallant le 7 octobre.

Si Gallant restait

L’équilibre se rétablit et le statu quo est maintenu, selon Mario Levesque, politologue à l’Université Mount Allison.

«Ça ne va rien faire pour le premier ministre Blaine Higgs pour l’instant. Par contre, si Gallant n’a pas encore officiellement donné sa lettre de démission, il peut toujours changer d’idée», avance le politologue.

Blaine Higgs, premier ministre du Nouveau-Brunswick. Photo: Acadie Nouvelle

Deux élections partielles?

C’est lorsque viendra le temps de tenir des élections dans ces deux circonscriptions que les choses pourraient se corser.

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Ces sièges doivent être pourvus dans un délai de six mois ou moins, selon la Loi électorale. La date exacte est à la discrétion du premier ministre unilingue de la province bilingue.

professeur de sciences politiques à l’Université de Moncton
Roger Ouellette

Roger Ouellette, politologue à l’Université de Moncton, estime pour sa part qu’il faut attendre que le gouvernement ouvre son jeu.

«Ce sont des questions que le gouvernement devra se poser. C’est sûr que l’Assemblée législative devra siéger au mois de novembre. À ce moment-là, s’il n’y a pas eu d’élections partielles, il y aura un libéral de moins et un conservateur de moins.»

Gouvernement rouge-vert?

Si le président de la Chambre des communes, le libéral Daniel Guitard, décide de démissionner de son poste tout en demeurant député, il faudrait alors que les Libéraux obtiennent l’appui des trois députés du Parti vert pour prendre le pouvoir.

Par contre, Roger Ouellette croit que les Libéraux n’auraient pas avantage à tenter de former un gouvernement à l’heure actuelle, si l’on se fie aux derniers sondages.

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À la fin du mois dernier, un sondage de MQO Research plaçait les Conservateurs à 43 % dans les intentions de vote, contre 31% pour les Libéraux.

Le chef libéral Kevin Vickers. Photo: David Caron, Acadie Nouvelle.

Une chance pour le chef libéral?

Mario Levesque estime que les deux circonscriptions vacantes pourraient permettre à Kevin Vickers, chef du Parti libéral, d’obtenir un siège à l’Assemblée législative.

La circonscription de Baie-de-Shediac-Dieppe, par exemple, est une forteresse libérale.

Mais le politologue est d’avis que M. Vickers devra être plus présent dans l’espace public s’il veut que lui et son parti gagnent du terrain dans les intentions de vote.

Ou une nouvelle pour une majorité conservatrice?

Pour l’instant, la balle est dans le camp du premier ministre, selon le politologue.

«La question est à savoir si Higgs veut sauter sur cette occasion pour déclencher une nouvelle élection, ou est-ce qu’il veut attendre plus longtemps pour montrer aux gens qu’il sait gouverner?»

Résultats des élections de 2018 au Nouveau-Brunswick.

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