Décès de Mireille Desjarlais-Heynneman

Visite de l’imprimerie du journal Le Carillon, à Hawkesbury, lors du Colloque sur le journalisme organisé par l'Association des journaux de langue française de l'Ontario, le 9 septembre 1975. Mireille Desjarlais-Heynneman (6e à partir de la gauche, robe noire fleurie) y représentait le journal Courrier-Sud de Toronto, remplacé par L'Express l'année suivante. Photo: Université d'Ottawa.
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Journaliste à Courrier-Sud, puis à L’Express, membre fondatrice de la Société des écrivains de Toronto et du Salon du livre de Toronto, Mireille Desjarlais-Heynneman est décédée le 12 avril à Montréal. Elle était âgée de 90 ans.

Mireille Desjarlais-Heynneman

Née à Montréal et formée en Service social (Montréal) en littérature (Paris) et en sciences politiques (Ottawa), elle a vécu une trentaine d’années à Toronto avec son mari, feu Ronald Heynneman, avant de revenir à Montréal.

Poésie et journalisme

Elle a écrit et publié des contes pour enfants, de la poésie, des nouvelles et, dans Courrier-Sud et dans L’Express, plusieurs articles sur l’actualité politique et culturelle. Son ouvrage de poésie le plus connu est sans doute Le Bestiaire, sur le thème d’animaux inventés par le peintre Mirca Delanoë.

«Mireille excellait dans les courts textes comme la poésie et la nouvelle», nous dit l’écrivain et chroniqueur Paul-François Sylvestre. «Elle cherchait toujours le mot juste, aussi bien en fiction que dans ses critiques littéraires.»

Salon du livre

«J’ai connu Mireille Desjarlais-Heynneman en même temps que le Salon du livre de Toronto, il y a presque une vingtaine d’années, et nous sommes devenus amis», indique le président Valéry Vlad.

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«Sous son apparence fragile et réservée, j’ai découvert au fil des ans une personne qui avait du tempérament, des convictions – que je ne partageais pas toujours – et surtout une très fine analyse du monde littéraire franco-ontarien.»

«Après Alain Thomas le 25 janvier, le Salon du livre de Toronto déplore la disparition d’un autre de ses fondateurs.»

Nationaliste

Un chapitre du livre L’Ontario se raconte est consacré à Mireille Desjarlais-Heynneman. Publié aux éditions torontoises du Gref en 1999, c’est une compilation d’entrevues réalisées par l’artiste et animateur de radio François-Xavier Chamberland.

Elle y raconte avoir travaillé pour la première fois en Ontario à Ottawa, pour la Commission royale sur le bilinguisme et le biculturalisme, à faire de la recherche sur les difficultés d’apprentissage chez les enfants. Elle y parle aussi de son père, l’un des premiers escrimeurs de haut niveau au Québec.

Ardente militante de la francophonie, elle était aussi très engagée dans la promotion de l’émancipation de la femme (comme on disait à l’époque).

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Travailleuse sociale

Mireille Desjarlais-Heynneman a oeuvré comme travailleuse sociale dans les écoles catholiques de langue française de Toronto (alors intégrées au conseil scolaire anglophone des écoles «séparées»).

Elle laisse dans le deuil ses soeurs Lorraine, France et leurs enfants, ainsi que de nombreux amis. Des funérailles auront lieu à Montréal quand la pandémie sera terminée.

Un conte pour enfants de Mireille Desjarlais-Heynneman.

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