De plus en plus d’enfants à protéger contre les conflits armés

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Selon un nouveau rapport de l’UNICEF, le nombre d’enfants devant être protégés contre les conflits armés a considérablement augmenté en 2013 Depuis l’année dernière, le besoin de fonds impartis aux programmes visant à protéger les enfants contre les conflits a doublé.

L’UNICEF a publié vendredi un rapport intitulé Action humanitaire de l’UNICEF pour les enfants, un document général, révélant une nette augmentation des ressources nécessaires pour protéger les enfants contre les conflits armés.

Il y a eu une augmentation de 60% des fonds requis pour les programmes de protection des enfants en situation d’urgence, tandis que la somme des ressources nécessaires pour l’aide psychosociale, la prévention du recrutement d’enfants par les groupes armés, l’aide aux enfants qui ont été démobilisés, et la réduction du risque de blessures causées par des mines terrestres a doublé depuis l’an dernier.

Pas responsables

«Bien qu’ils ne soient aucunement responsables de ces crises, ce sont les enfants qui souffrent le plus du nombre croissant de conflits armés qui sévissent actuellement dans le monde», explique monsieur David Morley, le président et chef de la direction d’UNICEF Canada.

«Nous faisons beaucoup pour protéger les enfants qui ont été exposés à des horreurs inimaginables, mais cela ne suffit pas. Cette année, l’UNICEF demande plus de 150 millions de dollars pour ces programmes essentiels afin de venir en aide aux enfants de toute urgence.»

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En plus de protéger les enfants contre les conflits largement médiatisés, comme ceux qui se déroulent en Syrie et au Mali, le rapport souligne également le besoin de protéger les enfants exposés à la violence dans les situations d’urgence silencieuses qui sévissent actuellement au Soudan du Sud et en République démocratique du Congo (RDC).

Dans les États soudanais du Nil Bleu et du Kordofan méridional, le conflit a poussé plus de 210 000 personnes à fuir vers le Soudan du Sud et l’Éthiopie, tandis que près de 2,4 millions de personnes sont toujours déplacées et extrêmement vulnérables en RDC.

Dans son rapport 2013 l’UNICEF demande au total 1,4 milliard de dollars US pour venir en aide aux enfants et à leur famille dans 45 pays et régions, au moyen de programmes de protection, d’alimentation, de santé, de lutte contre le VIH et le sida, d’éducation, d’assainissement, d’hygiène, et d’alimentation en eau potable.

Le rapport fait état des accomplissements réalisés l’année dernière grâce aux interventions humanitaires de l’UNICEF, dont:

• la vaccination de 38,3 millions d’enfants;
• l’accès à de l’eau salubre pour 12,4 millions de personnes;
• la mise en place de programmes essentiels de protection dont 2,4 millions d’enfants ont pu bénéficier;
• l’amélioration de l’éducation dispensée à 3 millions d’enfants en situation d’urgence.

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Le Canada important donateur

«La générosité dont a fait preuve la population canadienne en appui aux interventions d’urgence de l’UNICEF pour contrer la famine dans la Corne de l’Afrique a permis de sauver la vie d’enfants. Cette année, le besoin de fonds impartis aux programmes d’alimentation d’urgence a diminué», ajoute M. Morley.

Dans le rapport, le gouvernement du Canada est classé cinquième plus important donateur de l’UNICEF en réponse aux appels de fonds d’urgence entre janvier et octobre 2012.

Par l’entremise de l’Agence canadienne de développement international (ACDI), le Canada a versé à l’organisme 39,5 millions de dollars US pour ses opérations d’urgence et ses programmes d’aide humanitaire dans la région sahélienne de l’Afrique de l’Ouest, incluant le Burkina Faso, le Tchad, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Sénégal, de même qu’en RDC, à Djibouti, en Éthiopie, au Kenya, en Corée du Nord, au Pakistan, en Somalie, et au Yémen.

Entièrement tributaire de contributions volontaires, l’UNICEF vient en aide à tous les enfants sans égard à leur origine ethnique, leur religion ou leur opinion politique.

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