De nouveaux défis pour Jean-Gilles Pelletier et la santé en français

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Le 26 novembre dernier, le gouvernement annonçait la création d’un Conseil consultatif pour la santé des francophones. Présidé par le directeur général du Centre francophone de Toronto, Jean-Gilles Pelletier, ce groupe devra définir plus précisément ses priorités dès le début de l’année 2008.

Première étape du processus: il faut que les membres du Conseil se rencontrent et établissent leur manière de travailler. Cette étape sera encadrée par la charte du Conseil, en voie d’être finalisée par le ministère de la Santé.

La deuxième étape consistera à déterminer dès janvier 2008 le protocole de communication entre d’un côté les membres du Conseil et de l’autre le bureau du ministre et les hauts fonctionnaires du ministère de la Santé. Ces réglages préliminaires mis au point, viendra le moment de passer aux choses sérieuses.

«Le contenu exact de notre mission reste à définir, explique Jean-Gilles Pelletier. Début 2008, les membres du Conseil se concerteront pour préciser les sujets à aborder ainsi que leur ordre de priorité.»

Particularité de cet organisme, sa mission n’est pas de résoudre des problèmes ponctuels, propres à une communauté, comme l’absence de services en français dans telle ou telle région ontarienne. «Nous devons élaborer des solutions systémiques et non chercher des réponses ponctuelles à des problèmes spécifiques, précise le président du Conseil. Pour cela, nous allons élaborer un cadre d’analyse qui sera applicable à toutes les régions et permettra à chaque communauté de constater la progression ou non des services en français.»

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Ce cadre d’analyse se basera sur trois indicateurs: la qualité, l’équité et l’accès aux soins en français.

L’élaboration de ces indicateurs est le premier objectif du Conseil. À travers ces indicateurs, ce dernier espère d’ailleurs pouvoir exiger l’imputabilité des institutions oeuvrant dans le domaine de la santé.

Mais dans quelle mesure ce conseil consultatif pourra-t-il veiller au respect de ses recommandations? C’est encore un point qui reste à déterminer, comme le rappelle Jean-Gilles Pelletier: «Bien sûr, nous ne sommes pas un conseil décisionnel mais notre existence étant statutaire, nous ne pouvons être éliminés. Cependant, il reste encore à clarifier avec le bureau du ministre de la santé la manière dont nous pourrons faire un suivi de nos recommandations.»

Autre défi à relever pour ce nouveau Conseil: élaborer une vision d’ensemble. «Nous arrivons tous avec nos propres intérêts à défendre. Mais il faudra bien que de nos discussions se dégage une vision plus large!»

Le président de ce Conseil consultatif n’en est pas à son premier défi. À la tête du Centre francophone de Toronto depuis dix ans, Jean-Gilles Pelletier a su développer avec son équipe de nouveaux programmes d’accueil pour les francophones du grand Toronto.

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Auparavant, il avait travaillé pendant une dizaine d’années à titre de conseiller en programme et politiques pour le ministère des Finances et pour l’Office des affaires francophones du gouvernement de l’Ontario.

Aujourd’hui, il préside le Groupe francophone des centres de santé communautaires de l’Association des centres de santé de l’Ontario (ACSO). Il siège également au comité régional du Grand Toronto pour la planification des services en français. Enfin, il siège aussi sur plusieurs comités gouvernementaux dont le Children Mental Health Service planning Council.

Ayant commencé ses études supérieures au Collège Lester B. Pearson près de Victoria en Colombie britannique, il les a poursuivies en étudiant la sociologie et les sciences politiques à l’Université Laval, l’Université Simon Fraser et l’Université de Toronto.

Mais après toutes ces années de travail, passées non loin des cercles politiques, n’est-il pas tentant de faire le saut… en politique? «Non, pas du tout. J’aime ce que je fais, c’est un travail extrêmement gratifiant!»

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