De la disparition des miracles

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Après qu’on eut signalé la disparition de Jésus, ce qui avait d’ailleurs entraîné des conséquences néfastes pour le présent auteur, voilà qu’on nous apprend la fin des miracles.

Une étude de médecins américains dans plusieurs hôpitaux des États-Unis (Globe and Mail, avril 2006) montre que les malades pour qui on a prié n’ont pas un taux de guérison plus élevé que ceux pour qui l’aide céleste n’a pas été sollicitée.

Il y a pire. Malgré le passage de feu Jean-Paul II à Lourdes, le nombre des miracles a chuté de manière si alarmante que l’évêque de Tarbes a décidé de réglementer leur nombre. Il les a même classés: «guérisons inattendues, confirmées, exceptionnelles», (Le Canard enchaîné, 29 mars 2006 et le Globe, 7 avril). On peut mettre la résurrection dans la troisième catégorie.

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Tout cela est bien dommage. On se rappelle avec émotion tous les paralytiques qui jetaient autrefois leurs béquilles pour plonger dans la piscine sainte de Lourdes d’où ils ressortaient en courant. Il y a même l’histoire bien connue de cet infirme qui se lance à l’eau et ne réapparaît pas. Un grand pécheur, sans doute. Mais sa voiture revient à la surface avec des pneus neufs! C’était tout de même beau.

Le miracle est devenu scientifique. On ne meurt plus à 40 ans, dans les pays où les médicaments des chercheurs modernes ont remplacés les messes pour les malades. La science a même pris la relève de Dieu dans la fabrication des organes de rechange, vessies, pénis et autres!

Mais Dieu continue d’exister. Un cosmologue britannique a démontré «scientifiquement» (sic) son existence (Globe, 16 mars 2006). On respire!

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