Dans la cour du TSX

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Une nouvelle bourse dans un marché mondialisé et concurrentiel, voilà ce que promettent les six grandes banques canadiennes et la firme de courtage Canaccord Capital.

La nouvelle a été confirmée jeudi dernier et en a surpris plusieurs. Sept grosses institutions financières vont lancer un marché d’échanges électroniques en 2008, qui se voudra plus efficace et moins coûteux.

Ma collègue et amie Sylvie-Anne Jeanson, animatrice de l’émission de fin d’après-midi à la radio de Radio-Canada à Toronto, me demandait jeudi s’il y a de la place pour une autre bourse au pays. Elle connaissait déjà la réponse… Bien sûr! Oui, il y a de la place pour 25 bourses si on veut. Les indices boursiers atteignent des sommets, les gens investissent, achètent, vendent.

Plusieurs secteurs sont en consolidation, il y a beaucoup de liquidités dans le marché et les investisseurs mondiaux ont les yeux rivés sur les ressources canadiennes. Donc, oui, il y a de la place pour une autre bourse au pays.

Maintenant, est-ce que ce nouveau marché aura du succès? Est-ce que cette nouvelle plate-forme ira chercher une part importante des revenus de la Bourse de Toronto? Rien n’est moins sûr…

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Les grandes bourses du monde se regroupent, elles font beaucoup d’argent, et il y a fort à parier que la Bourse de Toronto, septième au monde, riche, populaire et rentable, réduira ses coûts pour garder ses clients et en attirer d’autres. Le patron du Groupe TSX, propriétaire de la Bourse de Toronto, prévoit perdre, au pire, 3 millions en revenus… sur plus de 350 millions en 2006.

En même temps, les investisseurs s’inquiètent. L’action du Groupe TSX a chuté de 12% et il faut le dire, ce ne sont pas de petits groupes qui s’attaquent au marché boursier canadien. Ce sont quand même les 6 grandes banques du pays, parmi les sociétés les plus importantes et les plus puissantes au Canada. Une dure bataille s’amorce…

Nouvelles promesses

On est habitué aux promesses de Nortel Networks, mais cette fois-ci, peut-on croire que c’est la bonne? Le grand patron Mike Zafirowski a dit de bien belles choses lors de l’assemblée annuelle des actionnaires à Ottawa, la semaine dernière.

D’abord, l’entreprise est, enfin, en croissance… Bonne nouvelle. Et puis, Nortel deviendra, annonce le pdg, une entreprise-modèle, un exemple de bonne gouvernance… Bonne chance! Les actionnaires ont écouté attentivement et ont beaucoup apprécié puisque l’action a grimpé de 8% durant la journée de mercredi dernier… Bien joué!

Au même moment, la Commission des valeurs mobilières de l’Ontario a lancé une série d’audiences pour interroger d’ex-dirigeants sur les irrégularités comptables constatées depuis le début de la décennie.

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Qui sait, peut-être comprendra-t-on bientôt ce qui s’est passé… et peut-être aussi pourra-t-on définitivement tourner cette page décevante et douloureuse de l’histoire de Nortel.

Les profits de BCE

Alors que BCE pourrait bientôt être vendue et alors que l’entreprise continue de délocaliser des emplois vers l’Inde, la société de télécommunications annonce des profits en hausse.

À son premier trimestre, malgré la perte de clients résidentiels, BCE a engrangé un bénéfice net de 529 millions de dollars, en hausse de 7% comparativement à la même période l’an dernier. BCE profite d’une réduction de dépenses avec la suppression d’emplois, la réduction d’avantages sociaux, la vente ou le placement en bourse de certaines divisions.

Explorations minières

Si la tendance se maintient, les ressources canadiennes ne seront plus du tout canadiennes très bientôt. D’abord, la société russe Norilsk Nickel a déposé une offre 5,3 milliards de dollars la semaine dernière pour mettre la main sur Lionore Mining de Toronto.

Cette proposition est 16% plus élevé que l’offre amicale déposée par le groupe suisse Xstrata à la fin mars.

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Et puis, l’entreprise suédoise SSAB a lancé une offre d’achat de 8,5 milliards de dollars pour acquérir le producteur d’acier Ipsco, de Regina en Saskatchewan. Algoma, Dofasco et Co-Steel sont au nombre des aciéristes vendus au cours des derniers trimestres à des groupes étrangers.

Gérald Fillion est journaliste spécialisé en économie à Radio-Canada. Consultez son carnet: www.radio-canada.ca/carnet.

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