CrossCheck, un nouvel outil de confiance

À temps pour les présidentielles françaises

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Lancé le 27 février en France par First Draft News et le Google News Lab, CrossCheck est une plateforme numérique, fruit d’une vaste collaboration, réunissant non seulement SAM, grande gagnante canadienne du concours Enterprising Culture, mais aussi une cinquantaine de partenaires dont 17 salles de rédaction des plus grands médias.

Tous ont pour lourde tâche de détecter et vérifier les informations insidieuses qui abondent sur nos réseaux sociaux et recherches internet.

Cet outil de vérification collaboratif est la version française de Election Land  utilisé lors de la campagne présidentielle américaine en 2016. Tout comme The International Fact-Checking Network, déjà initié par l’institut d’études des médias Poynter en septembre 2015.

CrossCheck veut aider les citoyens à démêler le vrai du faux durant les élections présidentielles françaises (23 avril et 7 mai), mais l’outil pourrait éventuellement servir de gendarme du Net s’il s’avère efficace.

Les journalistes de rédactions françaises et étrangères vont collaborer pour analyser des contenus allant de simple photos, articles, commentaires et publications d’utilisateurs en passant par la vérification de vidéos et de «memes». Le but étant d’endiguer l’émergence croissante des fausses informations – à distinguer de la parodie ou de la satire de sites comme Le Gorafi (France) et Nordpress (Belgique).

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L’ambition du réseau First Draft (d’origine britannique) a su conquérir SAM, qui a développé un système de gestion de contenu spécialisé, utilisé par les médias pour créer et publier des contenus basés sur les médias sociaux.

La société travaille à présent avec Associated Press, Thomson Reuters, The Wall Street Journal, The Guardian, The Toronto Star et vient de rejoindre le partenariat de CrossCheck, offrant ainsi une surveillance en salle de rédaction, notamment sur les publications des politiciens.

Chaque partenaire met à contribution ses ressources et connaissances afin de lutter contre les pièges à clics souvent à l’origine des fausses nouvelles. La plateforme collaborative s’est donc entourée de collaborateurs tels que Facebook, Le Monde, L’AFP, France 24, BBC, Channel 4, Google News Lab et bien d’autres.

Tous les médias associés pourront mettre en commun leurs découvertes et ainsi rétablir la vérité en publiant de nouveaux articles ou en remettant les informations dans leur contexte.

Le processus n’est autre que «retrouver la source originale du contenu, mentionner les sources qui permettent d’affirmer que l’information est fausse ou hors de son contexte». À l’issue de cette enquête, les résultats seront publiés dès qu’au moins deux organismes de presse partenaires auront confirmé ou infirmé l’information.

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Les résultats pourront être ensuite partagés et intégrés à des commentaires en ligne.

CrossCheck propose aussi aux utilisateurs de participer à cette lutte aux fausses nouvelles en signalant leurs doutes quant à la véracité de certains articles grâce à un formulaire disponible sur le site. Les partenaires de CrossCheck analysent ensuite l’ensemble des contenus proposés afin de se prononcer sur chaque proposition.

Conscient des répercussions que de telles informations peuvent entraîner dans la société, il est du ressort des journalistes de prévenir des dangers de la désinformation, et cela même au sein du processus démocratique.

«Nous pensons que la création d’un électorat informé est une responsabilité partagée par l’ensemble de l’industrie des médias, journalistes comme développeurs», déclarait récemment James Neufeld, le fondateur et PDG de SAM.

Impression écran du site CrossCheck
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