Consultations sur le changement climatique: pour finir par «agir concrètement»

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L‘Ontario souhaite devenir un leader mondial en matière de solutions pour contrer le changement climatique. Des discussions avec les Ontariens sont organisées dans plusieurs villes, afin d’écouter leurs suggestions à court et moyen terme.

En Ontario, les effets d’un changement climatique considéré comme anormal seraient déjà ressentis. Les phénomènes météorologiques tels que tempêtes de verglas et inondations, qui n’en seraient que quelques aspects, ont déjà coûté plusieurs millions de dollars de dommages aux infrastructures. D’aucuns affirment que ces conditions «extrêmes» sont devenues la norme.

Ce phénomène irait en s’aggravant puisque, depuis 1980, les coûts des sinistres liés au changement climatique ont été doublés tous les 5 à 10 ans. En 2013, la somme record de 3.2 milliards $ a été atteinte lors des inondations en Alberta et à Toronto.

Le gouvernement libéral de l’Ontario croit qu’il est nécessaire d’agir et que tout le monde est concerné. Les Ontariens sont donc invités à se joindre aux discussions et à faire des suggestions sur ce que leur collectivité pourrait mettre en place pour s’adapter au changement climatique et réduire les émissions de carbone.

L’Ontario bon élève

Les 24 et 25 février, les premières consultations sur le changement climatique avaient lieu à Toronto. Chacun des deux soirs, plus d’une centaine de personnes étaient présentes dans l’auditorium du YMCA du centre-ville.

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La séance commence avec une présentation de Karen Clark, du ministère de l’Environnement de l’Ontario, sur le changement climatique. L’Ontario serait un bon élève en matière d‘actions pour lutter contre ce problème.

La province a atteint ses objectifs en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre en 2014: 6% par rapport aux niveaux de 1990. Les centrales thermiques alimentées au charbon ont été fermées.

Ce renoncement à la production d’électricité à partir du charbon est d’ailleurs «la plus importante initiative de réduction des gaz a effet de serre en Amérique du nord et équivaut à la suppression de la circulation de 7 millions de voitures», explique Karen Clark.

L’Ontario aurait toutes les cartes en main pour devenir ce leader mondial de la lutte contre le changement climatique qu’il aspire à être. Des infrastructures qui vont dans ce sens sont déjà mises en place: un réseau de transport en commun élargi, des bâtiments à haut rendement énergétique ou des mesures de recyclage accrues par exemple.

Surtout des écolos

Mais la province voudrait en faire d’avantage et pour cela souhaite avoir l’opinion de ses citoyens.

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Mené par John Miller, le débat est orienté autour de cinq questions bien précises telles que: «Comment peut-on aider plus d’édifices et plus de collectivités à adopter des technologies sobres en carbone?» Ou encore: «Quel(s) mécanisme(s) de marché seraient les plus efficaces pour fixer les prix du carbone?»

Les interventions sont toutes notées sur des tableaux de catégories (actions, questions, obstacles et vision).

Rapidement les gens se lèvent pour faire leurs suggestions. Les personnes présentes sont, pour beaucoup, déjà engagées personnellement dans la lutte contre le changement climatique. Étudiant, chercheur en énergies renouvelables, ancien consultant en environnement, certains sont mêmes venus aux deux sessions de discussions.

Plusieurs insistent sur le fait qu’il faut «cesser de parler et agir concrètement». Michael, étudiant, suggère de «moderniser les technologies en matière de chauffage et de refroidissement qui sont consommatrices en énergie». L’idée d’une taxe progressive sur les émissions de carbone revient souvent.

Glen et Glenn

Les personnes présentes sont ravies d’êtres écoutées et souhaiteraient qu’il y ait davantage de sessions organisées. En tout, 12 réunions auront lieu dans plusieurs villes de l’Ontario.

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Selon les organisateurs, toutes les suggestions reçues seront prises en considération et incorporées à une stratégie permettant à la province de s’adapter au changement climatique, tout en continuant à œuvrer à l’instauration d’une économie sobre en carbone.

C’est d’ailleurs le nouveau député de Sudbury, Glenn Thibeault, qui sera chargé de piloter cette stratégie à l’Assemblée législative en tant qu’adjoint parlementaire du ministre de l’Environnement et de l’Action en matière de changement climatique Glen Murray. La première ministre Kathleen Wynne en a fait l’annonce ce lundi 2 mars.

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