Construction de ponts: les jeunes relèvent le défi!

Le Mois du Génie


9 mars 2010 à 14h35

«Le but c’est de les approcher quand ils sont encore assez jeunes pour leur expliquer que ce n’est pas un mystère, quelque chose de compliqué», expliquait Mervat Rashwan, présidente du groupe des services éducatifs en français de la Société des ingénieurs professionnels de l’Ontario. L’ingénieure, spécialisée dans les systèmes de contrôle et système de sécurité, organise l’activité annuelle de construction de ponts pour les écoles francophones qui se déroulait vendredi dernier à l’école St-Jean-de-Lalande.

Dans le cadre du mois national du génie, 80 élèves de 5e et 6e année de nos deux conseils scolaires se sont retrouvés pour un défi de conception. Ils avaient la matinée pour construire un pont en Lego ou en K’Nex répondant à certains critères et devant résister à une charge la plus lourde possible.

Ce type d’exercice correspondant à leur programme d’étude, les génies en herbes se sont préparés dans leurs écoles respectives durant trois mois et chaque école a délégué des équipes pour le jour J.

«Durant ces trois mois, ils ont eu des explications, étudié les systèmes de ponts et aujourd’hui ils sont venus mettre ça en pratique», explique l’organisatrice. «Pour choisir le gagnant, on fait le rapport entre le poids du pont et le poids qu’il subit», continue-t-elle.

Mervat Rashwan, qui a été scolarisée dans un lycée français en Égypte où elle a également suivi sa formation d’ingénieure, est issue d’une famille d’ingénieurs et mariée à un ingénieur.

Elle était présente à l’évènement avec plusieurs jeunes ingénieurs bénévoles, dont son fils, qui ont conseillé les petits génies avant de tester leurs ponts.

C’est elle qui a mis en place le groupe des services éducatifs en français de la Société des ingénieurs professionnels de l’Ontario: «Je veux aider les élèves, j’aime voir quand ils sentent qu’ils ont accompli quelque chose. La joie qu’ils ont les pousse pour continuer, et c’est très important de les encourager à relever ces défis quand ils sont encore jeunes.»

«Un autre but est d’encourager les filles en particulier. Quand je suis arrivée au Canada en 1977, j’ai été surprise de voir qu’il y avait beaucoup moins de filles dans les classes d’ingénieurs au Canada qu’en Égypte. Dans ma classe au Caire il y avait un tiers de filles, ici il n’y en avait que 3%. Il y avait des directrices en génie en Égypte et pas ici. Depuis 1977 il y a eu un grand changement, mais il faut continuer.»

Dans les années à venir, Mervat Rashwan voudrait ajouter les services d’ingénieurs dans les classes: «Les professeurs pourraient demander une aide sur un sujet puis on enverrait un ingénieur bénévole pour l’aide.»

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