Connexions motivations et actions

Jonathan & Jesse Kellerman
Jonathan & Jesse Kellerman, Exhumation, roman traduit de l’anglais par Julie Sibony, Paris, Éditions du Seuil, 2019, 400 pages, 34,95 $.
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Le roman policier Exhumation a été écrit à quatre mains par Jonathan et Jesse Kellerman, père et fils. Ils vivent tous deux en Californie, lieu de l’action de leur polar.

Le narrateur et protagoniste est un coroner pour qui il y a cinq catégories de mort: homicide, suicide, naturelle, accidentelle et indéterminée.

Le boulot d’un coroner «commence avec les morts mais continue avec les vivants».

Lorsqu’un excentrique prof de Berkeley est trouvé inanimé au pied d’un escalier, l’autopsie révèle une mort naturelle (défaillance du cœur), mais sa fille croit plutôt que son père a été assassiné.

Jeune coroner

Le jeune coroner Clay Edison accepte de mener une enquête et de «passer au crible les connexions, les motivations, les actions» de ce mort qui en cache un autre. Cela l’amène à explorer les plus sombres recoins de l’âme humaine.

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Le plus intéressant dans ce polar, à mon avis, réside dans les remarques et réflexions que les coauteurs glissent ici et là entre la description d’un personnage ou d’un geste et un dialogue. En voici quelques exemples :

«L’alcool est un tueur plein de ressources; le couteau suisse de la mort.»

«Elle avait le sourire facile, mais le rire parcimonieux. Un gage d’honnêteté.»

«La famille. Une maladie incurable.»

Morts inutiles

Comme le personnage principal est coroner, les coauteurs parsèment leur récit d’autres morts qui n’ajoutent rien à l’intrigue. Comme cet «individu de sexe masculin non identifié, âge indéterminé, race indéterminée, en état de décomposition avancée» ou cette «femme latino de soixante-dix-neuf ans retrouvée dans sa baignoire par son infirmière à domicile».

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Le roman est écrit à quatre mains; il y a peut-être deux fois plus d’idées, mais pas nécessairement deux fois plus d’intérêt.

Pseudo intrigues amoureuses

Outre les morts superflus, il aurait aussi fallu éliminer de longues digressions et de pseudo intrigues amoureuses qui ne débouchent sur rien.

Autre remarque, dans ces 400 pages, tout baigne dans une normalité hétérosexuelle; pas de place pour un petit accent L, G, B ou T.

Jonathan Kellerman est psychologue clinicien et cela influe sur l’intrigue et la description des personnages. Le prof de Berkeley enseignait la psychologie et deux des principaux personnages se croisent dans une recherche psychologique.

Quant à la fille du prof, elle fait partie «des gens les plus intelligents (qui) ont tendance à camper plus longtemps sur leurs positions, principalement parce qu’ils en ont les moyens».

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