Chute de 9 cents en une semaine!

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Notre dollar nous en fait voir de toutes les couleurs. Après avoir grimpé de 10 cents en 7 semaines, il a chuté de 9 cents en une seule semaine! Autant la croissance a été démesurée, autant la chute est tout à fait compréhensible.

Depuis le début de l’automne, les investisseurs étrangers voient dans le dollar canadien une devise reflétant une économie forte et stable, un équilibre budgétaire aux surplus surdimensionnés et surtout une ressource dont le prix atteindra bientôt la barre de 100$ US le baril: le pétrole!

Comme c’est souvent le cas, les marchés ont cédé à ce que l’ancien président de la Réserve fédérale américaine Alan Greenspan appelait une «exubérance irrationnelle». Le monde aime le Canada et a l’impression que tout va bien ici.

Les investisseurs s’inquiètent en retour des déficits américains, de l’inflation, des taux d’intérêt et de la crise immobilière aux États-Unis. Mais il y a des limites. Le Canada, malgré l’immensité de son territoire, est une petite économie à l’échelle planétaire. Et cette économie pourrait être malmenée par les difficultés de nos voisins du sud.

De plus, le sous-gouverneur de la Banque du Canada Paul Jenkins a déclaré, la semaine dernière, que la croissance économique au pays pourrait être affectée par un dollar canadien trop fort.

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Une statistique d’ailleurs est venue confirmer ses dires: les ventes des manufacturiers ont encore reculé en septembre, selon Statistique Canada, de 0,9% pour atteindre 50,4 milliards de dollars.

Avec les pressions de politiciens qui veulent une baisse des taux d’intérêt, il est devenu évident depuis quelques jours que le dollar canadien n’est pas le paradis immaculé et intouchable qu’on croit. C’est le message qui devait être lancé pour que cesse la progression quasi incontrôlable du dollar canadien. Et on peut penser qu’il a été entendu. Pour l’instant, du moins…

Poursuite contre la TD

Un recours collectif a été approuvé par la Cour d’appel de l’Ontario contre la banque TD.

Les plaignants accusent l’institution d’avoir chargé des frais non autorisés et non déclarés à des détenteurs de cartes Visa de l’entreprise, des frais qui s’appliquaient sur des transactions effectuées en devises étrangères de 1986 à 2003.

La réclamation s’élève à 150 millions de dollars. La banque TD pourrait porter l’affaire en Cour suprême dans le but de faire annuler ce recours collectif.

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Dure semaine!

Plusieurs banques ont annoncé la radiation de la valeur d’une partie de leurs investissements dans les papiers commerciaux, le type de placement au centre de la crise du crédit des derniers mois.

Ces institutions doivent effacer une partie de la valeur de leurs actifs parce que le marché du papier commercial est bloqué présentement par une entente conclue au début de l’automne entre les grandes institutions du pays.

Il n’est donc pas possible d’échanger ces titres de placement et on n’en connaît pas la valeur exacte. Voici les pertes prévues pour le dernier trimestre par les grandes institutions du pays:
CIBC: 463 millions $
Scotia: 190 millions $
Royale: 360 millions $
Desjardins: 160 millions $
BMO: 320 millions $

Des raisins électriques!

On connaît l’éthanol à base de maïs, un biocarburant de plus en plus contesté. Sachez qu’on prévoit maintenant fabriquer de l’électricité à partir de résidus de raisins.

La société ontarienne Storm Fisher Biogas, qui exploite des usines de transformation de biogaz en Amérique du Nord, a conclu une entente avec le producteur de vin Innis-Killin pour recycler son marc de raisin. Ce sont les peaux et les pépins qui seront utilisés pour générer le gaz méthane, qui se dégage lors de la décomposition du marc de raisin. Ce gaz produira de l’électricité qui alimentera des foyers de la région de Niagara.

Gérald Fillion est journaliste spécialisé en économie à Radio-Canada. Consultez son carnet: www.radio-canada.ca/carnet.

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