Chansongs: deux filles «folk roots» vendredi soir

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C’est une soirée de chansons et de guitare «folk roots» que nous réservent la Fransaskoise Québécoise Anique Granger et la Québécoise Texane Emilie Clepper au Conservatoire royal de musique ce vendredi 1er novembre.

Les deux chanteuses et guitaristes, accompagnées de Rick Haworth, un virtuose du Pedal Steel Guitar, ont été jumelées par Dominique Denis, le directeur artistique de l’Alliance française de Toronto qui a conçu cette série de duos bilingues Chansongs pour que, justement, nos cultures se rencontrent et jouent ensemble: un «playdate» pour adultes.

Trois soirées Chansongs ont été présentées au cours des derniers mois dans le contexte intimiste du RCM, attirant chaque fois un public plus nombreux, une autre est prévue en février.

Même si elles sont souvent en tournée (séparément) au Canada, aux États-Unis ou même en Europe, Anique Granger et Emilie Cleppert habitent toutes deux à Montréal (séparément) et travaillent chacune (séparément) sur leur troisième disque. L’une chante en français même si elle vient d’une province majoritairement anglophone, l’autre en anglais même si elle est née au Québec.

«C’est mon père Russell Cleppert qui est Texan et qui écrit des chansons», raconte Emilie. «Je suis ses traces et parfois je chante de ses chansons.» L’artiste a la double nationalité canadienne et américaine. Plus connue au Québec, elle s’est déjà produite au Texas mais pas encore à Toronto.

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Anique est un peu mieux connue dans la francophonie hors Québec. Elle est venue chanter un soir au Cameron House de Toronto cet été. Toutes deux ont très hâte à la soirée Chansongs du 1er novembre, qui laissera une grande place à la spontanéité: elles n’auront répété ensemble que deux fois la semaine dernière.

«Mais c’est correct comme ça; c’est ça la magie de la chose», lance Anique. Emilie aussi refuse d’entretenir des «attentes» particulières face à ce spectacle «unique».

L’œuvre d’Emilie a inspiré chez les critiques des comparaisons avec des grands auteurs-compositeurs texans comme Guy Clark, Townes Van Zandt, Nanci Griffith. Elle se dit «imprégnée du désert du Texas» et «intriguée par la solitude des humains, leur rapport face au temps et d’autres questions existentielles».

Anique Granger, elle, est souvent associée à cette autre artiste des Plaines canadiennes, Joni Mitchell. Après 10 ans au sein du groupe Polly-Esther, Anique s’est lancée dans une carrière solo en 2005. Elle a beaucoup travaillé avec Rick Hayworth: ce n’est pas par hasard qu’il partagera la scène du RCM avec Anique et Emilie. Anique n’identifie pas facilement les thèmes qui l’allument. «Ça varie d’une chanson à l’autre. Ces jours-ci, c’est plus émotifs…»

À découvrir donc le 1er novembre au RCM: deux filles aux origines très différentes dont les racines musicales, pourtant, s’entrecroisent.

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