Ces penseurs qui croient au progrès et en l’avenir de l’humanité

Découvrez les thèses de ces penseurs optimistes

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Matt Ridley, Steven Pinker, Marian Tupy: trois auteur qui documentent les progrès de l'humanité et qui restent relativement optimistes.
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Publié 02/03/2021 par Charlie Courrent

Dans toute l’histoire de l’humanité, les humains ont traversé de graves crises sociales, environnementales, économiques ou sanitaires. Pour autant, nos sociétés sont toujours parvenues à s’en relever. Comme si, de siècle en siècle, elles étaient finalement régies par un phénomène de progrès continu. De nombreux penseurs et scientifiques défendent ces idées optimistes.

La thèse du progrès continu dès la Renaissance

Jusqu’à la Renaissance, c’est l’idée d’une déchéance de nos sociétés qui primait. Il a fallu attendre le 16e siècle pour voir se répandre une autre idée: le progrès de l’humanité serait continu.

Le développement de la science et des avancées technologiques allaient oeuvrer à renforcer l’optimisme des populations. Un phénomène amplifié avec l’entrée dans l’ère de la Révolution industrielle au 19e siècle.

Le 20e siècle et les doutes face au progrès continu

Pourtant, le 20e siècle a grandement contribué à remettre en cause cette théorie de l’évolution perpétuelle de nos sociétés. En effet, les graves crises traversées ont contribué à installer un climat pessimiste quant aux progrès de la nature humaine. Après les deux guerres mondiales, la crise économique de 1929 puis la Guerre froide, la thèse du progrès continu a été critiquée.

Même si les inventions techniques (énergie nucléaire civile, conquête de l’espace) apparues dans la deuxième moitié du 20e siècle ont favorisé l’optimisme, de nouvelles angoisses ont très vite émergé dans nos sociétés. Notamment avec les chocs pétroliers, la peur du réchauffement climatique et de nouveaux conflits armés.

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Steven Pinker et le retour aux idées des Lumières

Mais aujourd’hui, de nombreux penseurs et scientifiques sont plus optimistes quant au progrès et l’avenir de l’humanité. C’est notamment le cas du linguiste et psychologue canado-américain Steven Pinker dans son ouvrage Enlightenment Now: The Case for Reason, Science, Humanism, and Progress (2008).

Steven Pinker

À l’aide de plusieurs dizaines de graphiques, il rappelle que la vie, la santé, la prospérité, la sécurité, la connaissance, la paix et le bonheur augmentent dans le monde entier.

Contrairement aux nombreuses prophéties de malheur que nous pouvons lire chaque jour en cette période de crise sanitaire, Steven Pinker est convaincu que la science, l’humanisme et la raison sont les idéaux nécessaires pour continuer le progrès, favoriser l’épanouissement humain et donc surmonter nos problèmes.

Matt Ridley et les progrès humains

Le journaliste scientifique (et lord) anglais Matt Ridley a également tordu le cou aux idées pessimistes du déclin de l’humanité. Dans son livre The rational optimist: how prosperity evolves (2010)il démontre lui aussi que le mode de vie dans nos sociétés ne cesse de s’améliorer.

Matt Ridley

Par exemple, la disponibilité des besoins quotidiens d’une personne sur terre a augmenté de façon exponentielle en 10 000 ans et surtout lors des 200 dernières années. Intimité, mobilité et communication facilitée sont des progrès considérables dont nous bénéficions aujourd’hui au quotidien.

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À travers cet ouvrage optimiste, Matt Ridley a voulu montrer que les humains progressent en échangeant. Et pour échanger de manière productive, rien de mieux que la confiance.

Hans Rosling: le monde va mieux qu’on ne le pense

Enfin, on ne pouvait pas évoquer les penseurs optimistes quant à l’avenir de l’humanité sans présenter les travaux du professeur de santé publique suédois Hans Rosling.

Hans Rosling

Très attaché à lutter contre «l’ignorance globale», il a publié en 2017 à titre posthume Factfulness, un ouvrage qui présente les «dix raisons pour lesquelles nous avons tort concernant le monde et pourquoi il va mieux que nous ne le pensons».

Dans ce livre au succès phénoménal, il montre que le monde va mieux. Alors que l’extrême pauvreté touchait 85% de la population mondiale en 1800 puis 50% en 1966, elle n’en touchait plus que 9% en 2017. Quant à l’espérance de vie, elle a progressé de 31 ans sur la même période. La proportion d’enfants décédés dans le monde avant 5 ans est passée de 44 à 4%.

Mettre fin à une vision polarisée du monde

Par ailleurs, il développe également une analyse intéressante sur la division symbolique du monde. Terminée la vision polarisée du monde et la séparation entre un tiers-monde sous-développé et un monde occidental développé.

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Selon lui, la population mondiale est aujourd’hui divisée en quatre catégories. La première constituée d’un milliard de personnes vivant avec moins de 2 $ par jour en parité de pouvoir d’achat. La seconde constituée de 3 milliards de personnes avec entre 2 et 8 $. La troisième constituée de 2 milliards de personnes avec entre 8 et 32 $. Et enfin, un milliard de personnes qui se situent au-dessus. En définitive, le monde se «moyennise».

Avec cet ouvrage, Hans Rosling a souhaité remettre en cause les tendances pessimistes à l’oeuvre dans nos sociétés. Avec en tête, un objectif : prendre conscience de l’ampleur des progrès qui ont eu lieu lors des cinquante dernières années.

monde polarisé
Selon Hans Rosling, il ne faut plus raisonner avec un monde polarisé, mais plutôt imaginer une division de la population en quatre catégories. Photo: Pexels.

Progrès scientifiques vitaux

Aujourd’hui, notre société est confrontée à une crise sanitaire qu’elle ne parvient que trop difficilement à contrôler. Pour autant, si nous venons à bout de ce virus, ce sera sans doute grâce aux progrès scientifiques ayant permis aux chercheurs de trouver un vaccin en quelques mois.

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