Ce n’est que de la fiction?

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La troisième édition du Festival international du film fantastique de Toronto a ouvert ses portes du 4 au 8 décembre dernier, pour une programmation éclectique mélangeant films fantastiques, films de science-fiction et films d’animation. Près d’une quarantaine de films de réalisateurs du monde entier – documentaires, longs et courts-métrages – étaient présentés au public, dont le film La Crème, du réalisateur français Reynald Bertrand.

Le film nous plonge dans le quotidien de François Mangin, chômeur de longue durée et vendeur de cartes postales caritatives à ses heures. Alors qu’il peine à retrouver un emploi, un pot de crème a priori banal vient changer la donne, transformant l’anonyme en célébrité.

Reconnu dans la rue, sollicité de toute part, l’ancien chômeur dont personne ne voulait se transforme en personnalité aimée et réclamée. Mais cette nouvelle popularité ne restera pas sans conséquence et François Mangin apprendra bien vite que célébrité ne rime pas toujours avec sérénité…

Si le scénario peut sembler tiré par les cheveux, La Crème réussit tout de même à faire rire, en nous renvoyant à notre propre comportement face à la célébrité. Sans chercher à faire passer un message ou à déclencher une réflexion sur le sujet, le film pointe du doigt ces rapports de domination entre anonymes et personnalités.

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«J’ai voulu amener le public vers un sourire, voire un rire, sur ce regard porté par les gens sur les personnes célèbres. Sans vouloir faire passer de message, j’ai voulu faire un film sur les admirateurs, les groupies, les fans et les changements de comportements face à la célébrité», souligne Reynald Bertrand, réalisateur du film.

L’histoire, il est allé la chercher dans son expérience personnelle: «L’idée de ce film m’est venue de mon père. Son visage est souvent reconnu dans la rue et pris pour un autre. De plus je travaille moi-même dans le milieu du cinéma en tant que monteur, je côtoie donc des stars et le milieu de la célébrité.»

Reynald Bertrand signe avec La Crème son premier film de fiction – faisant suite à des réalisations de documentaires – réalisé et produit dans un cadre presque familial: «J’ai écrit et réalisé le film et l’équipe technique était uniquement constituée de deux ou trois personnes. Les acteurs font partie de ma famille ou de mes amis.»

Un film à petit budget, qui a commencé sa vie sur les toiles des festivals étrangers depuis cet été. Projeté à Sao Paulo il y a quelques semaines, le film est passé par Toronto avant de peut-être s’offrir certaines salles françaises.

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