Carte Presto: la TTC envers et contre tous

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La modernisation de la TTC a fait l’objet de débats passionnés la semaine dernière avec l’évocation d’un nouveau système de paiement. Deux systèmes de paiement sont évoqués à savoir le paiement avec une carte rechargeable, la carte Presto, déjà utilisée dans plusieurs systèmes de transport du Grand Toronto, et un système de payement ouvert, accommodant plusieurs méthodes de payement, privilégié par la TTC.

La carte Presto, est déjà utilisée dans divers systèmes à travers le Grand Toronto et la province, notamment Mississauga Transit, Go, York Region Transit et OC Transpo à Ottawa. Il s’agit d’une carte, rechargeable en ligne ou à des bornes situées dans certaines stations, que l’on passe devant un détecteur lorsque l’on embarque dans les transports en commun.

Rocco Rossi et Georges Smitherman, tous deux candidats à la mairie, sont favorables à l’intégration de la TTC dans ce système, mettant en avant l’importance d’avoir un système de transport cohérent dans le Grand Toronto et les nombreux avantages d’une telle carte tout en soulignant l’aide financière prévue par la province pour la mise en place d’une telle technologie à Toronto.

Une carte «Presto Plus» pour Rocco Rossi

Rocco Rossi, lors d’une annonce devant les médias le 20 juillet à son QG de campagne, proposait d’adopter le système à Toronto avec une particularité: une carte «Presto Plus» qui permettrait de payer différents services de la ville comme les parkings Green P, le traversier pour les îles de Toronto, certaines licences de la ville ou les amendes de stationnement. Selon lui, la carte pourrait être rechargée jusqu’à 320$, en ligne et dans divers endroits d’Ottawa jusqu’à Oakville.

Des lecteurs électroniques de carte Presto sont déjà présents dans sept stations de métro et la TTC envisage d’en installer dans cinq stations supplémentaires. Cependant la commission souhaite un système de payement ouvert, qui permettrait aux usagers de payer avec les jetons traditionnels, de l’argent ou avec une carte de crédit.

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La mise en place d’un tel système reviendrait plus cher à la ville qui, de surcroît, ne bénéficierait pas de subventions provinciales. Toronto devrait donc débourser 416 millions contre 216 millions si elle intégrait le système Presto dont une partie du coût serait pris en charge par la province.

«Comment un gouvernement municipal qui se plaint autant de ne pas être pris au sérieux par ses partenaires régionaux et par la province peut tourner le dos et refuser de travailler avec ces mêmes personnes pour intégrer le transport régional. Un partenariat n’est pas à sens unique», insistait Rocco Rossi lors de son annonce.

Fortes oppositions

Dans le courant de la semaine, la TTC réitérait sa volonté de mettre en place un système de payement ouvert. Rocco Rossi, lui persiste et signe, assurant que s’il est élu il mettra fin aux démarches déjà entreprises par la TTC qui a lancé un appel d’offres allant dans le sens de la mise en place d’un système de paiement ouvert.

Dans la foulée, le Toronto Board of Trade pressait la TTC d’adopter le système Presto et d’«arrêter de rechercher un autre système électronique» alors que Kathleen Wynne, ministre des Transports, annonçait vendredi qu’elle soutenait également ce système.

«La récente insistance de la Commission de Transport de Toronto sur un système tarifaire en double est troublante et est un réel gaspillage des précieux dollars des contribuables», soutenait-elle dans un communiqué, rappelant également que la ville de Toronto, comme les autres municipalités du Grand Toronto, bénéficiait d’une subvention de la taxe d’essence avec «l’exigence qu’elles participent au système de carte tarifaire PRESTO» et qu’«une subvention provinciale pour éponger le coût des nouveaux tramways de la ville de Toronto est également conditionnelle à la participation intégrale de la ville au système Presto.

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Avantages et inconvénients

Cette carte éliminerait l’attente pour l’achat de jetons ainsi que les tickets de transfert et éviterait la rupture de stock de jetons suivant les annonces d’augmentation des tarifs, comme ce fut le cas en décembre dernier.

La carte serait facile à recharger en ligne, à différentes stations, ou avec un téléphone cellulaire et serait utilisable par tout le monde, y compris les enfants ou les personnes les moins aisées ne disposant pas de carte de crédit. En revanche, un tel système utilise une technologie plus chère à développer et à mettre à jour.

Concernant la méthode de payement ouvert avec possibilité de paiement par carte de crédit, elle ne nécessiterait pas le rechargement d’une carte, la TTC n’aurait pas à procéder aux payements électroniques (pris en charge par les entreprises gérant les cartes de crédit), mais cela maintiendrait l’utilisation de jetons pour tous ceux ne pouvant pas payer par carte de crédit.

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