Candidats marginaux: kamikazes ou fins stratèges?

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En dehors des «principaux» candidats à la mairie en octobre prochain, de nombreux candidats sont dans la course. La liste est disponible sur le site Internet de l’Hôtel de Ville, mais il est parfois difficile de les contacter ou de connaître leurs motivations.

34 candidats sont toujours dans la course. En dehors des cinq dont ont parle le plus, Rocco Rossi, George Smitherman, Joe Pantalone, Rob Ford et Sarah Thomson, 29 autres sont bien là, même si on ne les entend pas. D’autres se sont déjà retirés de la course.

Si certains ont mis à disposition leurs coordonnées et parfois l’adresse de leur site Internet sur le site de l’Hôtel de Ville, d’autres ne donnent d’autre information que leur nom.

Connu comme une automobile

Si l’on en croit la théorie de Giorgio Mammoliti, ex-sixième candidat principal qui s’est retiré de la course il y a quelques semaines, le nom pourrait suffire dans certains cas. Selon lui, si Rob Ford était en bonne place dans les sondages «c’est parce qu’il porte le même nom que les voitures».

Malheureusement pour ces candidats, en plus d’être totalement inconnus, leurs noms de famille Achampong, Andrews, Babula, pour ne citer que les trois premiers de la liste, ne sont pas des noms de marque de voiture célèbres.

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Comment s’y prennent-ils donc pour faire parler d’eux? Certains n’en prennent même pas la peine, le fait que leur nom figure sur la liste étant peut-être déjà pour eux une victoire.

D’autres, plus efficaces, ont mis en place un site Internet… qui dans certains cas ne marche pas, à l’image de celui de Jaime Castillo dont seule la page d’accueil fonctionne.

Heureusement pour nous, 13 de ces candidats «marginaux» fournissent quand même une adresse courriel et parfois même un numéro de téléphone.

On note quelques sites Internet relativement bien fournis à l’image de celui de Sonny Yeung, même si le design laisse à désirer.

Pasteur controversé

D’autres sont plus modernes comme celui du Pasteur Wendell Brereton, qui s’est récemment retiré. Il expliquait à L’Express qu’il s’agissait de sa première participation à une élection municipale et qu’il avait finalement décidé de soutenir la campagne de Rob Ford: «On partage un certain nombre d’idées, son programme ressemble au mien».

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Si les idées semblent similaires, la façon de les exprimer varie légèrement: alors que le Pasteur considère que le mariage homosexuel pourrait «déstructurer une civilisation démocrate saine», Rob Ford tentait la prudence en déclarant qu’il a toujours préféré le mariage traditionnel, mais que ce que font les gens dans leur vie privée ne l’intéresse pas…

Actif dans le quartier de Regent Park, Wendell Brereton entend à présent se présenter comme conseiller municipal pour la sixième circonscription. S’il soutient certaines idées du candidat conservateur Rob Ford, il ne fait aucun doute que dans ce cas la candidature était un acte calculé: en soutenant Ford, il lui offre un certain nombre de voies de sa communauté et celui-ci lui permettra en retour d’augmenter ses chances de siéger en tant que conseiller municipal.

Environnement et énergie

Dans d’autres cas, il ne s’agit pas du tout d’une question de calcul. Selwyn Firth, ingénieur chimiste de 59 ans qui vit à Toronto depuis 44 ans, se présente pour la première fois. Lui ne souhaiterait même pas être conseiller municipal: «Ils ont beaucoup trop peu d’influence», lance-t-il.

«J’ai mes chances comme tout le monde, mais le plus gros problème est que les médias ont décidé de parler des grands noms. Ils ne parlent que de ce qui est populaire», avouant tout de même qu’un débat entre tous les candidats serait anarchique.

Son cheval de bataille: l’environnement avec une vue assez particulière. «Les décideurs ne comprennent rien. Les énergies «propres» ne changent rien au réchauffement climatique. Biocarburants, ou énergie solaire, voitures électriques produisent de la chaleur et n’empêchent pas le réchauffement.»

Selon lui, il faut simplement réduire l’utilisation d’énergie, propre ou pas propre. Il est notamment favorable à l’incinération plutôt qu’à l’enfouissement des déchets et ajoute que plusieurs scientifiques le soutiennent, citant Donald Kirk, ingénieur chimiste, professeur à l’Université de Toronto.

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