Camille Bombois, «célébrité inconnue» du style naïf

Camille Bombois: Le bonheur de vivre
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Si de véritables chefs-d’œuvre sont méconnus, ce sont bien ceux de Camille Bombois. Qui, en dehors de quelques spécialistes, connaît le nom de cet artiste peintre?

Il existe bien une publication assez récente concernant Camille Bombois. Cet ouvrage est illustré de reproductions de réalisations picturales de Bombois, mais les quelques pages de texte explicatif et descriptif sont rédigées en allemand, ce qui peut rebuter certains lecteurs.

C’est un paradoxe qu’aucun ouvrage en français ne soit consacré à un artiste français aussi célèbre en art naïf.

Camille Bombois: Avant de paraître (vers 1927)

Non-respect des règles

Selon Wikipédia, «l’art naïf désigne la manière d’aborder la peinture par les peintres naïfs, dont l’une des principales caractéristiques plastiques consiste en un style pictural figuratif ne respectant pas — volontairement ou non — les règles de la perspective sur les dimensions, l’intensité de la couleur et la précision du dessin.»

Le résultat, sur le plan graphique, évoque un univers d’enfant, d’où l’utilisation du terme «naïf».

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Le terme s’applique aussi à des formes d’expression populaires de différents pays, notamment d’Haïti.

Camille Bombois: Les bas noirs (1930)

Né en Bourgogne

Camille Bombois est né le 3 février 1883 à Venarey-les-Laumes, en Bourgogne, à environ 70 km de la ville de Dijon, et décédé le 11 juin 1970 à Paris.

Nous avons déjà souligné à quelques reprises le rôle de l’influence parentale sur un artiste. Avec CamiIlle, nous avons un exemple de plus puisque son père est batelier, Camille Bombois passe donc son enfance le long des canaux du centre de la France.

Comme il est physiquement très solide et très fort, il va gagner sa vie à l’âge adulte en exerçant divers métiers manuels dans l’agriculture ou comme terrassier. On le voit plus tard en tant que lutteur dans un cirque!

En 1907, il abandonne ce métier pour aller travailler à Paris dans le métro. Mais en même temps, et ce point est très important, il pratique le dessin à partir de 1899.

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Camille Bombois: Fille à la poupée

Montmartre

Peu après son mariage en janvier 1911, les peintres de la butte Montmartre dont il voit les œuvres lui donnent envie d’en faire autant. C’est le début de sa carrière artistique. Il commence à peindre en 1912.

En 1914, il est mobilisé et il est envoyé au front durant la Première Guerre mondiale. À son retour dans la vie civile, il constate que son épouse a réussi à vendre une partie de ses réalisations picturales. Cela l’incite à reprendre la peinture.

Bombois expose ses œuvres sur les trottoirs de Montmartre, ainsi qu’à la Foire aux croûtes de Brest, qui existe depuis 30 ans. Elle accueille près de 10 000 visiteurs pendant les 3 jours de la fête, et de nombreux artistes y présentent leurs œuvres sous trois chapiteaux.

Camille Bombois: Grosse femme sur son échelle

Le succès

En 1922, le poète et journaliste Noël Bureau y découvre le travail de Bombois, qui est bientôt diffusé dans la revue Rythme et Synthèse. À partir de 1924, des marchands d’art et collectionneurs commencent à l’encourager et à acheter ses œuvres.

Rapidement, fin 1925, Bombois peut se consacrer à la peinture qui devient son unique activité jusqu’à la fin de sa vie, à 87 ans.

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Camille Bombois est inhumé au cimetière de Belleville, à Paris.

Différents musées présentent des tableaux de Camille Bombois, en Europe ou au Canada.

Camille Bombois: Nature morte à la poupée

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