Cambodge: le tourisme qui fait du bien ou du mal

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Le Cambodge fait partie de ces pays très pauvres et nouvellement touristiques à qui on ne sait pas trop si on fait du bien ou du mal avec le tourisme de masse.

Nous avons posé la question à Jo-Ann Lim de la Ligue cambodgienne pour la promotion et la défense des droits de l’homme (LICADHO).

«Le tourisme n’aide pas vraiment les Cambodgiens, car l’industrie du tourisme est surtout composée d’entreprises de l’étranger. Et les touristes font tourner les commerces illégaux de la drogue et de la prostitution; ce tourisme fait beaucoup augmenter la pédophilie au Cambodge», a-t-elle répondu, avec de l’amertume dans la voix.

Elle donnait une conférence à l’Université du Québec à Montréal, à l’invitation de l’Institut d’études internationales de Montréal.

«It’s just an hour»

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Des Cambodgiennes sont carrément enlevées de villages pauvres pour servir de prostituées dans les secteurs touristiques. Dans les rues de Siem Reap, la ville proche d’Angkor Vat, un rabatteur m’a proposé une femme pour 20 $. Je lui ai dit que j’étais marié pour le repousser en douceur. Il m’a répondu, incrédule, «but, it’s just an hour…».

Néanmoins, il ne fait pas de doute que dépenser de l’argent dans les petits commerces cambodgiens fait du bien à cette collectivité si éprouvée. Séjourner dans un hébergement, petit ou grand, appartenant à des Cambodgiens est aussi un facteur positif. La plupart des grands hôtels appartiennent à des étrangers et on peut s’attendre à ce que les profits récoltés ne demeurent pas au Cambodge.

Je suis allé au Cambodge pour visiter l’incontournable Angkor Wat, un des grands monuments de l’humanité. Le Cambodge est ce type de pays si pauvre que ce sont les autres pays qui financent la préservation et la rénovation de ses grands sites historiques.

Le site Web du ministère cambodgien du Tourisme mot.gov.kh met en garde contre l’exploitation sexuelle des enfants. Ce site en progression constante permet d’en apprendre beaucoup sur ce pays à la fois si différent, intrigant et attirant. Outre les renseignements touristiques habituels, il a des liens qui permettent de savoir cuisiner à la khmère (de faire le plat national – l’amok – à base de poisson et de noix de coco notamment). On peut y apprendre à parler un peu khmer par le biais de fichiers MP3 à télécharger.

Le Cambodge est l’un des pays pauvres où le tourisme se développe rapidement. Le nombre de visiteurs étrangers a augmenté de 20 % en 2006, passant à 1,7 million, et injectant 1,4 milliard de dollars américains dans l’économie nationale, selon des chiffres officiels.

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Sihanoukville a le vent dans les ailes

Le gouvernement du Cambodge a rouvert récemment l’aéroport situé près de la station balnéaire de Sihanoukville, fermé depuis le début des années 1980 à la suite de difficultés financières. L’objectif est de développer le tourisme sur la côte.

L’aéroport, situé à 230 km au sud-ouest de la capitale Phnom Penh, desservira d’abord les lignes intérieures, mais le gouvernement espère élargir à des vols internationaux vers la fin 2007. L’aéroport permettra un lien direct aux visiteurs entre le centre touristique de Siem Reap (au nord du pays), où se dresse le temple d’Angkor Wat, et les plages du sud du Cambodge.

Essayé et recommandé

L’hôtel Sokha Angkor de Siem Reap est un de ces impressionnants 5 étoiles d’Asie du sud-est qui coûtent cinq fois moins cher que les grands hôtels d’ici. Vous pouvez y vivre un luxe inouï, incluant des massages exceptionnels (et légitimes) à prix doux.

En outre, l’hôtel est de propriété cambodgienne; les profits générés ne sortent donc pas automatiquement du pays. Renseignements: sokhahotels.com.

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