Après l’école, de nouvelles techniques d’apprentissage

SOS Devoirs et Voilà Learning

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Ce problème d’algèbre semble bien trop compliqué. Et la consigne de cet exercice de français peu facile à déchiffrer. Après l’école, les élèves peuvent être déstabilisés par des difficultés de compréhension lors de leurs devoirs.

C’est un problème que le programme SOS Devoirs, créé en 2000, s’évertue à corriger.

Ce service d’aide animé par une quinzaine d’enseignants à distance, destiné aux élèves des écoles de langue française, est disponible de la première à la douzième année. Il est né «sous l’impulsion des conseils scolaires qui voulaient donner aux élèves les moyens de réussir à l’aide de l’émergence technologique», explique le coordonnateur Marc Cormier.

L’aide aux devoirs en ligne et par téléphone «est un moyen de poursuivre l’éducation qui se fait le jour. Très souvent, les jeunes ont la réponse. C’est le cheminement vers cette réponse qui est problématique», ajoute Marc Cormier.

Pour les élèves, la démarche, pourtant, n’est pas automatique et immédiate. «Souvent, ce sont les parents qui initient la demande, analyse le coordonnateur. L’enfant est intimidé. Pour commencer, le clavardage est moins stressant. Une fois le processus enclenché, nous aimons mélanger les canaux.»

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D’autres élèves, moins timides, n’hésitent pas à poser des questions parfois abracadabrantes. «Une fois, un enfant nous a demandé comment jouer de la clarinette», raconte en riant Marc Cormier.

Offert par le Centre franco-ontarien de ressources pédagogiques en collaboration avec les conseils scolaires, SOS Devoirs est gratuit. Un service que, selon Marc Cormier, les élèves aimeraient voir perdurer au-delà de la douzième année: «tous les ans, au mois de septembre, des étudiants qui entrent à l’université nous téléphonent. Ils pensent que nous pouvons continuer les aider. Peut-être un futur projet!»

Depuis 2002, Marc Cormier met au profit de SOS Devoirs son expérience.

«J’ai enseigné pendant dix ans, dans le service franco-ontarien, aux élèves surdoués et à ceux qui avaient de grandes difficultés. J’ai remarqué que beaucoup de nos jeunes étaient plus à l’aise avec une animation visuelle qu’ils peuvent contrôler. J’ai pu apporter mon expérience à SOS Devoirs, développer des contenus et des techniques pour soutenir les jeunes.»

Le campus virtuel de Voilà Learning

Cette volonté d’innovation se trouve aussi chez Voilà Learning. Selon son co-fondateur, Hosni Zaouali, ce système est «le premier programme d’aide en ligne au Canada destiné aux élèves d’immersion française».

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Présent à Toronto, Vancouver, Ottawa et Calagary, Voilà Learning s’appuie sur différents supports: le tutorat à domicile, qui génère des profits, et le club de devoirs, gratuit ou à coûts minimes.

Au contraire de SOS Devoirs, la structure commerciale s’adresse aux élèves anglophones qui apprennent le français. «Ils ont besoin d’aide pour devenir bilingues. Une centaine d’entre eux sont connectés chaque soir», affirme Hosni Zaouali.

«Depuis octobre, nous utilisons un système d’avatars. Une équipe de l’université Stanford (Californie) a découvert, à travers des tests, que ces avatars permettent d’obtenir une expérience plus proche de la réalité. L’équipe a fait manger un bol de céréales aux avatars de personnes à jeun. Celles-ci, devant leur écran, ont eu un pic d’insuline. Les avatars accroissent ainsi l’expérience d’apprentissage.»

En se connectant sur la plateforme, les élèves accèdent à un campus virtuel et interactif. Les tuteurs y sont présents pour les renseigner dans différentes salles, selon la matière.

Hosni Zaouali ne manque pas de vanter les mérites de son programme: «C’est vraiment révolutionnaire! En septembre prochain, la caméra capturera les muscles du visage et les mains. Les gestes et émotions seront alors retranscrits sur l’avatar et faciliteront la communication.»

Qu’il s’agisse de Voilà Learning ou SOS Devoirs, l’aide aux devoirs en ligne semble avoir un bel avenir devant elle. Par ce biais, les élèves prennent davantage de recul sur leurs erreurs et reprennent confiance en eux.

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