Appel pour plus d’offre de programmes de langue française

Des Franco-Ontariens lancent un cri du cœur

programmes de langue française
Les représentants de la Table postsecondaire de l’Ontario français demandent que les universités francophones et bilingues soient mieux financées pour rester concurrentielles avec le milieu anglophone. Photo : Martin Roy, Le Droit
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Les établissements post-secondaires francophones ou bilingues de l’Ontario réclament d’une même voix des actions concrètes pour leur donner les moyens d’augmenter leur offre de programmes de langue française.

Réunis à l’Université d’Ottawa (Ud’O) lundi dernier, les représentants de la Table post-secondaire de l’Ontario français demandaient aux chefs des différents partis politiques de dévoiler leur plan pour les universités bilingues et les collèges francophones de la province.

«Graduellement, ce qu’il arrive c’est qu’on perd des programmes, et chaque fois qu’un programme disparaît, c’est l’offre qui diminue. C’est important qu’on soit capable de maintenir une bonne offre de service. On veut trouver un équilibre avec les programmes offerts dans les institutions anglophones», soutient Carol Jolin, président de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO).

De son côté, le recteur de l’Ud’O, Jacques Frémont, estime qu’un élève franco-ontarien n’a pas l’occasion d’étudier en français dans les domaines où la main-d’œuvre sera en demande au cours des prochaines années.

400 à 500 places supplémentaires dans les sciences

Les représentants ont demandé 400 à 500 places dans les disciplines scientifiques, soit les sciences, les technologies, les mathématiques et le génie. «Les Franco-Ontariens ont le droit de participer à l’économie du savoir» affirme M. Frémont.

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À l’Université d’Ottawa, les seuls programmes qui ne sont pas bilingues, où les étudiants ne peuvent pas étudier au complet dans un programme en français, c’est dans ces domaines-là.

Le portrait est le même dans les collèges de l’Ontario. Il y a urgence d’agir pour répondre à la transformation du marché de l’emploi, selon la présidente de La Cité, Lise Bourgeois.

Les établissements d’enseignement francophone se doivent d’être concurrentiels avec le milieu anglophone. «Pour être concurrentiel et que les Franco-Ontariens choisissent les collèges francophones, il faut que la formation soit pertinente, suffisante et de qualité» soutient Lise Bourgeois.

«Sinon, on sait que les Franco-Ontariens parlent les deux langues et c’est pour ça que je dis le mot “choisir”. Il faut qu’on soit attrayant et qu’on ait les bons choix de programmes» ajoute-elle.

Université franco

Les établissements scolaires profitent de la campagne électorale provinciale pour demander un financement adéquat, affirmant que le gouvernement a gelé les sommes accordées depuis 2009.

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Les membres de la table de concertation estiment que la création d’une université de langue française n’est pas suffisante.

«On félicite le gouvernement pour la création de l’université de langue française, mais 90% des finissants francophones vont sortir des universités francophones et bilingues existantes. Il faut aussi financer ces institutions-là si on veut continuer à faire l’expansion de l’offre», souligne Pierre Zundel, recteur et vice-chancelier par intérim de l’Université Laurentienne.

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