Alain Lefèvre, visage moderne de la musique classique

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L’illustre pianiste Alain Lefèvre était l’invité de Classical 96FM le mardi 5 juin dernier. En direct du studio radio de 11h30 à midi, le musicien n’a pas manqué de rappeler le mal dont souffre la musique classique auprès des jeunes, ainsi que son implication dans le Festival de Lanaudière, dont il est le porte-parole.

Son dernier CD enregistré avec l’Orchestre symphonique de Montréal, s’intitule Rhapsodies, et comme son nom l’indique, il est composé de trois rhapsodies. La Rhapsodie Romantique d’André Mathieu, la Rhapsodie sur un thème de Paganini, OP.43 de Sergeï Rahmaninov et, la Rhapsodie in Blue de George Gershwin. On connaît d’ailleurs l’amour que porte Alain Lefèvre pour le compositeur québécois André Mathieu. Selon lui, «la musique d’André Mathieu fait partie de notre histoire. Il faut en être fier. Mathieu est un véritable génie.»

Pour la petite histoire, André Mathieu, né en 1929 fait partie de ces compositeurs dont le talent n’est véritablement reconnu qu’après leur mort. Il a été mis à l’écart de son vivant par le milieu musical, et cela, après que Rachmaninov lui-même ait déclaré à son sujet: «C’est un génie plus que moi.»

Mathieu commença à composer dés l’âge de quatre ans, et donna son premier récital, de l’une de ses compositions, à l’âge de six ans au Ritz Carleton de Montréal. Il meurt en 1968 mais son génie n’est reconnu qu’en 1976 alors que la musique thème des Jeux olympiques de Montréal est constituée d’extraits de ses oeuvres.

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Pas étonnant alors qu’Alain Lefèvre lui rende un hommage avec ce dernier album. Car Lefèvre est un véritable amoureux du patrimoine classique québécois. Mais c’est également un ambassadeur de la musique classique auprès des jeunes: «On a fait énormément d’erreurs, on a été trop élitiste et coupé d’une réalité et d’une partie de la population. Il faut renouveler notre attitude, afin d’être plus attirant auprès des jeunes.»

Le fait d’être porte-parole de l’un des plus grands festivals de musique classique au Québec, le Festival de Lanaudière s’inscrit parfaitement dans le cadre de la «mission» que s’est donné le pianiste: celle de répandre le goût de cette musique trop souvent négligée.

Un sujet à propos duquel le porte-parole ne cache pas son enthousiasme: «Un festival en plein air, c’est complètement différent d’un concert donné dans une salle. De plus le cadre est splendide, l’acoustique est parfaite et les oiseaux se mettent même à chanter.» Et si la nature se met à accompagner les musiciens, le slogan du festival «Musique, nature et enchantement!» prend un sens magique tout droit sorti d’un conte de fée.

Le festival de Lanaudière se déroulera à Joliette du 7 juillet au 5 août prochain. Plus d’informations au www.lanaudiere.org

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