Aide financière conditionnelle

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Je trouve cela aberrant que le gouvernement fédéral ne puisse trouver mieux pour justifier son aide humanitaire à Haïti que de s’inspirer des pratiques établies au sein du monde corporatif qui double la mise des employés aux oeuvres de bienfaisance pour que le nom de l’entreprise soit inscrit dans le livre d’or des philanthropes.

Je me serais attendu à ce que le gouvernement fédéral accorde de l’aide à Haïti, oui, mais parce que le besoin d’aide est urgent et pour une question de secours humanitaire en cas de cataclysme et de solidarité internationale, et non à condition que les citoyens se montrent généreux.

En liant son aide à la générosité du public, j’imagine qu’il tente de persuader les gens de donner le plus possible en se disant que leur gouvernement en fera autant, mais est-ce là une façon responsable d’agir pour un État?

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Est-ce un nouveau genre de politique publique où le gouvernement ne peut justifier son aide à moins que ses citoyens manifestent d’abord un élan de générosité?

Si le fédéral a une réserve de 50 millions $ pour Haïti, pourquoi ne les verse-t-il pas immédiatement, sans attendre de voir comment le public va réagir?

Est-ce à dire que si les gens se montrent moins généreux, il le sera alors tout autant et aidera moins que prévu?
Nous devons retourner au rôle de l’État qui est celui de distribuer les fonds publics selon un ordre de priorité, nos valeurs, nos principes et les besoins qui se présentent, et non en y rattachant comme condition de doubler la mise du public, à l’instar des entreprises qui ne cherchent par ce moyen qu’à dorer leur image corporative.

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