Agriculture: les jeunes ont maintenant l’oreille de la ministre

Un nouveau Conseil canadien de la jeunesse agricole

Le nouveau Conseil canadien de la jeunesse agricole est composé de 25 jeunes de partout au Canada.
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25 jeunes forment un tout nouveau Conseil canadien de la jeunesse agricole (CCJA), créé cet été par la ministre fédérale de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, Marie-Claude Bibeau. Celle-ci s’entourait déjà de représentants de chaque secteur de l’industrie agricole et agroalimentaire, de même que de chaque région. Il ne manquait que les jeunes!

En tout, plus de 800 candidatures qui ont été reçues à Ottawa l’hiver dernier, ce qui démontre bien l’intérêt de la relève en agriculture. Plusieurs rencontres annuelles (virtuelles pour l’instant) sont prévues pour les 25 membres.

Vicki Brisson

Comme Vicki Brisson, jeune femme originaire d’Embrun qui est actuellement étudiante. Elle termine actuellement sa maîtrise à temps plein en continuant de travailler sur sa thèse.

Initialement, Vicki voulait s’en aller en médecine vétérinaire. Elle a ainsi eu la chance de visiter beaucoup de fermes dans sa région. C’est durant sa dernière année d’université qu’elle a décidé de faire sa maîtrise en nutrition laitière au département d’Animal Biosciences de l’Université de Guelph.

La place des femmes en agriculture lui tient à cœur, bien qu’elle dise n’avoir pas eu de difficulté à faire sa place. Elle est toutefois consciente que c’est un enjeu important dans certains milieux agricoles, encore de nos jours.

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Vicki Brisson

Résolution de problèmes

Son implication en régions rurale et urbaine, ses études et son expérience dans l’industrie et à la ferme lui fournissent une bonne vue d’ensemble au sein du Conseil.

«J’ai eu la chance de travailler à la résolution de problèmes en milieu agricole et j’aimais beaucoup le faire», explique-t-elle. «J’ai un parcours un peu différent de certains de mes collègues: je viens de l’Est ontarien et je suis francophone. Pour moi, c’était important que le côté francophone en Ontario ne soit pas oublié.»

«Je voulais aussi représenter l’industrie laitière. J’ai grandi sur une ferme laitière à Embrun et, malgré que mon père ait vendu le troupeau en 2013 pour des raisons de santé, je suis toujours restée impliquée. J’ai travaillé pour des producteurs locaux et je suis restée impliquée dans les membres 4H depuis 2009. Je trouvais que le CCJA, c’était une belle opportunité d’apprentissage.»

Ambassadrice 4H

En 2016, elle était ambassadrice pour le mouvement 4H en Ontario. «J’ai donc eu la chance de voyager durant l’été en Ontario. Ceci m’a apporté de bonnes aptitudes de leadership et m’a permis de découvrir différentes régions de la province et d’interagir avec des jeunes et le public.»

«Mon bac à Guelph m’aide aussi et mon implication extra parascolaire m’a fait grandir et cheminer. La communauté est aussi très importante et m’a démontré qu’on ne peut souvent accomplir de grandes choses qu’en étant bien entouré.»

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Les enjeux des producteurs laitiers la rejoignent particulièrement. «Le système de gestion de l’offre et les accords doivent être discutés. Nos producteurs travaillent assez fort et on dirait que, parfois, ils sont un peu mis de côté et ne sont pas aussi valorisés qu’ils devraient l’être. La valorisation de la profession est importante.»

La pandémie

«On est en situation de crise. Bien évidemment, on ne doit pas jeter l’argent par les fenêtres en ce moment, mais le CCJA nous permettra sûrement de mieux analyser les solutions potentielles. Malgré qu’on ne puisse peut-être pas toucher à tout, j’espère que tout le monde pourra être entendu.»

Vicki Brisson espère que les membres du Conseil développeront entre eux et leurs régions des liens d’entraide solides.

Guillaume Pasquier

Guillaume Pasquier est analyste en économie et politique agricole, en plus de posséder un titre d’Ingénieur français diplômé de l’École Supérieure d’Agriculture d’Angers conférant le grade de Master en France. Lui aussi a été sélectionné pour siéger au Conseil de la ministre.

Arrivé au Canada en 2012, il travaille depuis 2018 dans la région d’Ottawa en tant que responsable de la Division Innovation et Développement de la Coopérative agricole d’Embrun.

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Il a étudié et travaillé dans le secteur agricole et agroalimentaire à l’échelle locale, fédérale et internationale, ce qui lui donne une force d’analyse pour la compréhension des enjeux globaux de la filière.

Guillaume Pasquier

Enjeux et défis

«Les enjeux et les défis de demain en agriculture et en agroalimentaire concernent la jeunesse», dit-il. «Avoir l’opportunité de participer aux réflexions et aux discussions avec d’autres jeunes, des politiciens, des fonctionnaires et d’autres professionnels de l’agriculture et de l’agroalimentaire canadien est une chance.»

Il lui apparaît indispensable, lorsqu’on parle d’agriculture, d’avoir une vue d’ensemble de la filière.

Ayant travaillé dans le secteur du commerce international des produits agricoles et agroalimentaires en Europe, en Asie et en Amérique, ainsi que dans le secteur environnemental et à présent au sein d’une coopérative agricole dans le secteur de l’innovation et le développement, «mon parcours m’a amené à rencontrer de multiples acteurs du secteur» et «appréhender à la fois les défis régionaux et internationaux, leurs complexités, leurs complémentarités et leurs divergences».

Un secteur essentiel

Selon lui, «cette pandémie a permis, en premier lieu, de voir que l’agriculture est un secteur essentiel. Il faut donc le remettre au cœur des discussions. J’espère que le CCJA sera l’un des nombreux leviers qui y contribueront.»

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Il se dit «fervent défenseur des produits locaux et de leur valorisation auprès de la population canadienne et internationale, ainsi que des savoir-faire uniques qui font la richesse de ce pays, de son histoire et de sa culture. Nous avons une agriculture à promouvoir dans sa diversité et à défendre au nom des femmes et des hommes qui y consacrent leurs vies.»

La pandémie est aussi l’occasion de se questionner sur les pratiques et les innovations à soutenir pour le modèle agricole de demain. «Nous devons aussi aborder en toute transparence la question de la santé mentale de nos agriculteurs et celle de la relève agricole.»

La ministre Marie-Claude Bibeau

Échanger avec un maximum d’acteurs

«Mon souhait est d’échanger avec un maximum d’acteurs de l’agriculture canadienne pour parvenir à construire ensemble des propositions concrètes, réalistes et adaptées aux enjeux. On représente une jeunesse, mais nous ne sommes pas les seuls acteurs.»

Avec toute la diversité représentée par les membres du CCJA, il lui parait important que tout le monde ait sa place et puisse partager sa vision de l’agriculture canadienne. C’est également une opportunité de faire le lien entre la jeunesse canadienne, soucieuse de son avenir agricole et alimentaire, et le gouvernement canadien.

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