Adapter les sites historiques à une ville moderne

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De quelle façon la ville de Toronto met-elle en valeur ses sites historiques pour les intégrer pleinement dans son paysage urbain moderne?

Organisée par la Société d’histoire de Toronto, la conférence d’Annie Pelletier à l’Alliance française, mercredi dernier, s’articulait autour du thème «le patrimoine dans une ville qui se transforme» illustré par différents projets réalisés par Era Architecture.

Comment réapproprier les anciens bâtiments industriels? Que doit-on faire pour rendre ces sites industriels plus habitables et plus respectueux de l’environnement? Telles sont les questions qui étaient examinées par Annie Pelletier.

Citant l’urbaniste bulgare Luben Tonev, l’architecte a rappelé l’importance d’envisager le patrimoine architectural «au plan de l’urbanisme» pour que celui-ci «prenne sa véritable valeur».

«La conservation de ce patrimoine historique comporte, malgré tout, le risque d’arrêter la naissance d’une nouvelle créativité architecturale. Nous ne devons pas cependant nous montrer dogmatique ni agir sans avoir étudié différentes solutions possibles», poursuit-elle.

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«Quand nous tentons de mettre en valeur un ensemble ancien, nous devons chercher à comprendre et à retrouver l’esprit et les conditions de vie contemporaines de la conception et de la construction de ce monument, afin de créer une atmosphère évocatrice.»

L’exemple de la prison Don, l’un des projets d’Era Architecture, illustre tout à fait ces propos. Construite en 1862 pour y accueillir des détenus à l’écart de la ville dans un environnement favorable à leur santé et à leur réadaptation, la prison est désormais le nouveau siège administratif de Bridgepoint Active Healthcare. La réhabilitation du bâtiment avait pour objectif d’ajuster ce dernier à de nouveaux usagers et à de nouvelles façons d’occuper les espaces, sans changer sa vocation, en respectant l’histoire du lieu.

«Ce patrimoine doit être apprécié et mis en valeur sous tous ses aspects : histoire, art, urbanisme et économie. Ainsi il pourra être pleinement intégré dans la ville contemporaine comme élément culturel et comme élément actif du cadre de la vie d’aujourd’hui et de demain», continue Annie Pelletier.

Un autre projet, sur lequel a travaillé l’architecte Douglas de Gannes a été évoqué à la fin de la conférence, celui de la maison John F. Taylor. Construite en 1885 à l’extrémité nord de Broadview Avenue, celle-ci a longtemps été le lieu de résidence de personnages importants de l’histoire industrielle de Toronto.

Après avoir été entièrement rénovée et restaurée, à l’intérieur comme à l’extérieur, la bâtisse est désormais utilisée par la congrégation des sœurs de Saint-Joseph. Un projet qui a d’ailleurs reçu le prix de la médaille du Gouverneur général en architecture en 2014.

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