À la santé des francophones

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«Faire des pieds et des mains pour une meilleure santé… en français» était le thème du quatrième Rendez-vous Santé en français, où se sont réunis à Edmonton plus de 400 experts pour améliorer les services de santé des communautés francophones. L’occasion de pointer les défauts de notre système et viser des solutions concrètes et adaptées.

Après quatre jours de réflexion sur les possibilités d’améliorer la situation dégradée des services de santé des francophones, ce samedi 16 février se terminait le quatrième Rendez-vous Santé en français, organisé par la Société Santé en français (SSF). Une réussite, puisque se sont dévoilées les insuffisances d’une offre légitime de santé dans la langue de Molière au Canada, ainsi que quelques perspectives de changements et de rénovations.

Les ressources humaines y sont apparues comme l’axe central d’une vitale réforme de fond. Comme le soulignait l’ancien Premier ministre du Nouveau Brunswick, Bernard Lord, «il faut se demander ce qui est le plus important, les bâtiments et les briques ou les services aux patients?».

La réponse jaillit des quelques clarifications sur les facilités d’accès aux soins dans notre pays, où si cinq millions de Canadiens ne trouvent pas de médecin de famille, la difficulté redouble lorsqu’il s’agit de mettre la main sur un professionnel francophone.

L’effort doit donc, selon les conclusions du colloque, se concentrer sur le recrutement et surtout la rétention d’un personnel compétent sachant s’exprimer en français, en lui offrant un milieu de travail accueillant, des ressources et un cadre appropriés.

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À cette augmentation des moyens s’ajoute une application des stratégies à l’échelle nationale, pour assurer une cohérence significative, combinée à une adaptabilité localisée afin de répondre aux besoins spécifiques des populations.

C’est dans ce sens qu’a été signé le protocole entre l’Association des infirmiers et infirmières du Canada (AIIC) et la SSF, qui espère créer des réseaux virtuels sur tout le territoire et mettre fin aux isolations géographiques et lexicales. «Mon rêve est que l’infirmier puisse travailler dans un environnement qui facilite la prise de décision et le supporte jour après jour», affirmait la directrice générale de l’AIIC Lucille Auffrey. «Nous devons bâtir un plan stratégique et une alliance qui mènent à destination». «C’est un message fort que nous voulons envoyer», ajoutait Suzanne Tremblay, directrice de la planification à la SSF.

Janelle Comeau, du Réseau de Santé de la Nouvelle-Écosse, a affirmé lors des plénières que les francophones en situation minoritaire devaient quant à eux oser demander des services de santé de qualité en français, puisque c’est leur droit le plus légitime. Plusieurs ministres provinciaux et décideurs gouvernementaux sont venus de même apporter leur appui à ces initiatives.

Seule une volonté collective et enthousiaste pourra remédier à une offre médicale francophone affaiblie et malade, d’autant plus urgente que la génération des baby-boomers approche la vieillesse à grands pas. Ce qui a pour diagnostic annoncé une augmentation symptomatique des malades pour une diminution chronique des médecins.

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