À la découverte des soldats du cimetière Mount Pleasant

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Pour son 6e Historitour de la saison, la Société d’Histoire de Toronto, en partenariat avec Heritage Toronto, a regroupé samedi une cinquantaine de personnes au cimetière Mount Pleasant, à la découverte des soldats qui y reposent. La visite était proposée en anglais par la guide Rolande Smith (la présidente de la SHT) et en français par Gilles Huot.

Cet événement avait un caractère particulier, car il célébrait le 100e anniversaire du déclenchement de la Première Guerre mondiale.

La visite proposait une commémoration des divers conflits mondiaux en identifiant des tombes de soldats, pas tous canadiens, morts sur les champs de bataille ou enterrés à Mount Pleasant. On présentait aussi des faits torontois reliés aux grandes guerres notamment à travers le rôle de familles influentes.

Le cimetière de Mount Pleasant a ouvert ses portes en 1873, représentation architecturale typique des cimetières de l’époque qualifiés de «pictoresque cimetery» ou cimetière-parc.

Des routes courbées traversent le lieu ce qui est propice à la ballade. Divers obélisques et urnes rappellent les cimetières antiques romains.

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On s’arrête sur trois pierres tombales de pilotes de guerre torontois. À l’aérodrome Leaside de Toronto était basé un grand camp d’entraînement de pilotes de guerre lors des deux conflits mondiaux.

On découvre ensuite, la pierre tombale des soldats du Commonwealth, crée à partir de 1917 par la commission des sépultures de guerre du Commonwealth. La tradition voulant que les soldats soient enterrés là où ils tombent, on trouve majoritairement au cimetière de Mount Pleasant des monuments aux soldats sans restes humains en dessous.

Un arrêt est aussi fait au monument des membres de l’Armée du Salut, qui ne participaient pas aux conflits en tant que soldats, mais comme soutien social pendant et après les guerres. Gilles Huot précise que l’Armée du Salut commémorait en mai dernier, à cet endroit, le centenaire du naufrage du paquebot Empress of Ireland dans le fleuve St-Laurent avec à son bord 160 membres de l’Armée du Salut.

Certains mausolées, obélisques et urnes appartiennent aux grandes familles torontoises comme les Eaton, les Massey ou encore les Flavelle. La visite présentait aussi le rôle central de grandes entreprises lors des efforts de guerres.

Le tour s’est terminé par un arrêt devant la plaque historique érigée en l’honneur du lieutenant-colonel William George Barker (1848-1930). C’est le soldat canadien le plus décoré de l’histoire, ayant notamment reçu la Victoria Cross et la Distinguished Service Order. Il est mort dans un accident d’avion lors d’un vol de démonstration.

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