Le Centre de santé communautaire de Mississauga restera virtuel

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Publié 26/09/2007 par Yann Buxeda

Début septembre, la communauté francophone de Peel et Halton s’est vue une nouvelle fois refuser le soutien financier du gouvernement pour l’obtention d’un centre de santé communautaire à Mississauga. Un énième affront qui a poussé cette fois les responsables de la communauté à interpeller par écrit le Premier ministre de la province Dalton McGuinty sur les raisons de cette politique de l’autruche.

«Dans les régions de Peel et de Halton, plus de 21 000 francophones n’ont toujours pas accès à des services de santé en français», déclarait la semaine dernière Carmen Gauthier, résidente de la région de Peel et présidente du Centre francophone de santé communautaire de Mississauga (CFSCM).

Le CFSCM, à ce jour, est une entité virtuelle et ne dispose que de très peu de moyens. L’obtention d’un local, pour l’heure plus qu’hypothétique en raison de l’indifférence des pouvoirs publics, serait un premier pas important pour favoriser l’épanouissement de l’organisme.

Pour le moment, le CFSCM n’a d’autre choix que de collaborer étroitement avec le Centre francophone de Toronto. Un travail de fond, entamé en 1997, qui vise à la création d’une antenne de l’organisme torontois à Mississauga, et qui pourrait aboutir dans les mois ou années à venir.

Pour autant, il ne s’agit là que d’une solution de rechange, et l’établissement d’un Centre de soins francophone à Mississauga reste un impératif qu’il faudra tôt ou tard honorer.

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Depuis 1986, la ville de Mississauga est désignée en vertu de la Loi sur les Services en français. En ce sens, le gouvernement de l’Ontario a pour obligation légale d’offrir des services de santé primaires en français.

Et la désignation de Brampton, en janvier dernier, a un peu plus élargi le territoire sous-desservi dans lequel le gouvernement provincial est tenu de se conformer à la loi.

À ce jour, le territoire qui s’étend de Toronto à Hamilton accueille plus de 20 000 francophones, un chiffre en constante croissance. De plus, 29% de la population francophone de la région de Peel est membre d’une minorité raciale.

Des réalités statistiques qui imposent un geste du côté de Queen’s Park, selon Carmen Gauthier: «J’ai résidé dans la région de Peel pendant la plus grande part de ma vie d’adulte. Malgré un travail de promotion des droits auprès des gouvernements de l’Ontario qui se sont succédé au cours des vingt dernières années, aucun organisme n’a été désigné pour assurer la prestation de services de santé en français dans les régions de Peel ou de Halton.»

Cette fois encore, la demande de financement envoyée par le CFSCM auprès du ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l’Ontario dans le cadre du Programme des centres de santé communautaire n’a pas suscité de réponse positive.

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Au cours de l’année passée, l’organisme a reçu pourtant de nombreuses lettres d’appui en faveur de ce financement, notamment les voix de six des huit députés siégeant à l’Assemblée législative pour Brampton, Mississauga et Oakville. Un coup de pouce qui ne semble pour le moment pas porter ses fruits.

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