Pour des autoroutes ontariennes verdoyantes

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Publié 18/01/2016 par Lilian Schaer (AgInnovation Ontario)

Les arbres et les arbustes qui poussent à proximité des routes et des autoroutes achalandées ont besoin d’une résilience toute particulière pour se développer.

En plus de devoir s’adapter au climat froid hivernal et au climat chaud de l’été canadien, ils doivent être en mesure de survivre sans irrigation ou entretien, ce qui signifie que les paysagistes doivent sélectionner très attentivement les espèces d’arbres et d’arbustes.

Pour mieux comprendre comment créer un aménagement végétal en milieu urbain qui reflète les écosystèmes naturels lorsqu’il s’agit de conserver l’eau, l’ombrage sur les racines et la protection contre le stress environnemental, les spécialistes pépiniéristes et paysagistes du Centre de recherche et d’innovation de Vineland ont mis en place deux lieux de plantation pour essais expérimentaux.

L’un est situé sur le campus de Vineland et l’autre dans la région de Niagara sur le chemin Fifty Road au nord de l’autoroute Queen-Elizabeth en Ontario.

«Nous avons une focalisation assez étroite sélective sur des régions où personne ne se rendra pour l’entretien des arbres et des arbustes, ce qui est très important puisqu’il n’existe souvent pas de budget ou l’accès aux arbres et aux arbustes plantés le long des autoroutes ou des artères est restreint», explique la Dre Darby McGrath, chercheuse scientifique pépiniériste et paysagiste à Vineland.

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«Nous avons eu beaucoup d’intérêt de la part des municipalités et des responsables gouvernementaux en matière de transports pour cette étude.»

L’élément clé de ce projet est de trouver des solutions qui soient viables tant d’un point de vue écologique qu’environnemental, ajoute-t-elle. Cela signifie travailler avec des matériaux et des équipements facilement disponibles en Ontario.

Ce projet s’appuie sur les travaux antérieurs menés par Landscape Ontario et implique l’élaboration de recommandations pour l’assainissement des sols et la façon de mettre en place un environnement écologique pouvant résister au manque d’eau, tolérer la pollution et qui peut s’adapter au sel de voiries.

Chaque site compte huit différentes espèces d’arbres, y compris l’érable Freeman Maple Autumn BlazeMD, le chicot février, le bouleau noir, l’orme Triumph, le tilleul à petites feuilles ‘Glenleven’, le micocoulier occidental, le peuplier faux-tremble et l’érable argenté; et trois types d’arbustes : le cornouiller à grappes, l’alisier et le physocarpe à feuilles d’obier.

Les chercheurs et chercheuses ne veulent pas seulement identifier quels arbres sont les plus résilients, ils/elles veulent également comprendre quelles sont les meilleures espèces compagnes pour les uns les autres, et de quelle façon les arbustes contribuent au cyclage de la biomasse, à la couverture de feuilles mortes et au rétablissement des sols.

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«Les résultats préliminaires de notre première année nous ont démontré que ce ne sont pas tous les arbres classés comme tolérants au milieu urbain qui sont effectivement adéquats pour une plantation sur des sites non entretenus», indique la Dre McGrath.

«La taille du matériel de pépinière est également une considération importante pour la survie des greffons, particulièrement dans les milieux où la concurrence des mauvaises herbes est élevée et la teneur en eau est variable.»

Un projet similaire est également en cours en Alberta et Vineland espère y ajouter, cet automne, un site de démonstration le long de la promenade Veterans Memorial à London, en Ontario.

Les travaux relatifs à ce projet se poursuivront pour une autre période de deux ans et se termineront par l’élaboration d’un manuel qui comprendra une liste d’arbres, les meilleures pratiques de gestion des sols et un outil destiné à aider les responsables des transports, les municipalités et les entrepreneurs paysagistes à calculer les pratiques recommandées en fonction des conditions des sols et des sites.

Ce projet est appuyé par le programme AgriInnovation, dans le cadre de l’initiative fédérale-provinciale-territoriale Cultivons l’avenir 2. Des partisans du projet comprennent Landscape Ontario, l’Association Canadienne des Pépiniéristes et des Paysagistes, et Walker Industries.

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