60e anniversaire de la Déclaration des droits de l’Homme

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Le 10 décembre 1948, les 58 États qui constituaient alors l’Assemblée générale des Nations unies ont adopté la Déclaration universelle des droits de l’Homme, à Paris, au Palais de Chaillot. Pour commémorer son adoption, la Journée des droits de l’Homme est toujours célébrée le 10 décembre. Cette année, le 10 décembre marque le 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme.

Après la Seconde Guerre mondiale et la création de l’Organisation des Nations Unies (ONU), la communauté internationale jura de ne plus jamais laisser se produire des atrocités comme celles commises pendant ce conflit. Les dirigeants du monde entier décidèrent de renforcer la Charte des Nations Unies par une feuille de route garantissant les droits de chaque personne, en tout lieu et en tout temps.

Une Commission comprenant 18 membres de divers horizons politiques, culturels et religieux fut chargé de rédiger une déclaration. Les principaux auteurs de ce texte sont Eleanor Roosevelt, veuve du Président américain Franklin D. Roosevelt et présidente du comité de rédaction de la Déclaration, le Français René Cassin, le Libanais Charles Malik (rapporteur du comité), le Vice-Président Peng Chung Chang de la Chine, et le Canadien John Humphrey, directeur de la Division des droits de l’Homme des Nations Unies.

Sans véritable portée juridique, ce texte n’a que la valeur d’une proclamation de droits. Il n’en demeure pas moins que 8 États sur 58 se sont abstenus lors du vote. Il s’agit du Yémen, du Honduras, de l’Afrique du Sud qui refusa l’affirmation au droit à l’égalité sans distinction de naissance ou de race, de l’Arabie saoudite qui contesta l’égalité homme-femme, de la Pologne, de la Tchécoslovaquie, de la Yougoslavie et de l’Union soviétique qui s’abstinrent en raison d’un différend concernant la définition du principe fondamental d’universalité.

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Le texte de la Déclaration est composé de trente articles; il énonce les droits fondamentaux de l’individu et leur reconnaissance, ainsi que leur respect par la loi. Il comprend aussi un préambule avec huit considérations reconnaissant la nécessité du respect inaliénable de droits fondamentaux de l’homme par tous les pays, nations et régimes politiques. La Déclaration se conclut par l’annonce de son approbation et sa proclamation par l’Assemblée générale des Nations unies.

Le texte du préambule et de la Déclaration est inamovible; sa version en français est un original officiel, signé et approuvé par les membres fondateurs des Nations unies, et non une traduction approuvée.

Le premier article de la Déclaration est le plus connu. Il se lit comme suit: «Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.» Le Préambule précise que «l’Assemblée générale proclame la présente Déclaration universelle des droits de l’Homme comme l’idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations…»

Rappelons que cette Déclaration n’est pas la première de l’Histoire. Le Cylindre de Cyrus, rédigé en 539 av. J.-C. par Cyrus le Grand de l’Empire achéménide de Perse (ancien Iran) après sa conquête de Babylone, est considéré comme le premier document des droits de l’Homme. Quant au Pacte des vertueux (Hilf-al-fudul) conclus entre tribus arabes vers 590 av. J.-C., il est considéré comme une des premières alliances pour les droits de l’Homme. En 1689, il y a eu la Déclaration anglaise des droits, rédigée à la suite des guerres civiles survenues dans le pays. Un siècle plus tard exactement, la Révolution française donna lieu à la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen qui proclamait l’égalité universelle.

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