30 heures de «famine» pour des élèves

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Ce 23 et 24 avril, quinze élèves de l’école secondaire Gaétan-Gervais d’Oakville ont participé à un défi «30h de famine», en collaboration avec Enfants Entraide (Free The Children).

C’est une élève de 10e année d’origine africaine qui a proposé à l’école de participer à ce projet. Pendant 30h, les élèves de la 7e à la 12e année participant à l’atelier ne pouvaient boire que de l’eau et du jus, afin de les sensibiliser à la famine qui tue des milliers d’enfants par jour dans plusieurs pays du monde.

Les élèves qui font les 30h de jeûne, ont également fait un don de quelques dollars chacun à Enfants Entraide, qui achètera des chèvres aux familles dépourvues de nourriture dans les pays pauvres de l’Afrique. Selon Enfant Entraide, une chèvre peut fournir 16 tasses de lait, assez pour subvenir aux besoins d’une famille et leur fournir un peu de revenus.

Au lieu de retourner chez eux après l’école, les élèves de Gaétan-Gervais sont restés après l’école le 23 et le 24 avril de 14h30 à 18h, afin de participer à plusieurs activités se rapportant d’une manière ou d’une autre à la famine ou pour les aider à mieux supporter le manque de nourriture.

Selon Stéphanie Taylor, animatrice culturelle au Conseil scolaire Viamonde, «le défi a servi de processus de réalisation et d’appréciation, puisque chacun des élèves a pu réfléchir et vivre le jeûne pour mieux comprendre les conditions qui existent dans le monde entier et mieux apprécier les ressources qu’ils ont dans leur vie».

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En plus de jeûner, les quinze élèves se sont engagés à s’abstenir d’utiliser toute sorte de technologie pendant la durée du jeûne, afin de faire l’expérience du manque de technologie chez des millions de familles de certains pays. Les élèves ont trouvé ça presque plus difficile que jeûner!

«Vivre sans nourriture était déjà un défi», soutient Chantal Shirokova, «mais vivre sans technologie, sans téléphone, sans ordinateur, sans télévision, sans musique, c’était encore plus difficile. Non seulement tu meurs de faim, mais tu t’ennuies tellement que tu penses juste à celle-ci.»

Comme activités, les élèves auront fait un atelier de broderie offert par la galerie d’art d’Oakville, des activités pour différencier les mythes et la réalité sur la pauvreté à travers le monde. Puis ils ont visionné des documentaires sur ce sujet.

Les quinze élèves ont relevé le défi avec vaillance. Pour certains d’entre eux, ces 30h ont été «les plus difficiles de leur vie»…

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