18e Mois de l’Histoire des Noirs: valoriser les jeunes

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«Valoriser nos jeunes…bâtir notre avenir». Tel était le thème de la 18e cérémonie de lancement du Mois de l’Histoire des Noirs au service de Police de Toronto. Cérémonie qui a également mis à l’honneur la communauté noire francophone de la ville. Chaque année depuis 1994, le service de Police de Toronto célèbre le Mois de l’Histoire des Noirs en partenariat avec la communauté.

Créée aux États-Unis en février 1926 par le Dr Carter G. Woodson, la semaine de l’Histoire des Noirs devient le Mois de l’Histoire des Noirs en 1976. L’objectif initial de ce mois? Permettre au monde entier de mieux comprendre l’Histoire des Africains et susciter une prise de conscience.

Quelques décennies plus tard, Toronto est la première ville du Canada à proclamer le Mois de l’Histoire de Noirs. Il n’en fallait pas plus pour que la Police de Toronto décide, à son tour, de fêter la communauté Noire de la ville.

La francophonie célébrée

Cette année, la jeunesse était à l’honneur, mais pas seulement. Pour la première fois, la commémoration a également célébré la francophonie, avec la participation du Lycée francophone de Toronto, le comité consultatif francophone, mais aussi la chorale de l’école élémentaire Saint-Jean de Lalande.

Car «Toronto possède une importante communauté noire francophone», rappelle Isabelle Cotton, qui travaille au poste de liaison francophone de la Police.

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Depuis sa prise de fonction en juin 2011, la jeune policière s’attache à travailler en collaboration avec les différents organismes francophones et se rend dans les écoles pour effectuer un travail de prévention auprès des enfants.

Alors quand elle a su que l’école Saint-Jean de Lalande comptait une chorale, c’est tout naturellement qu’elle a proposé aux enfants et à leurs enseignants de participer à la fête. Habillés en rouge et blanc, les enfants ont notamment entonné l’hymne national, en Anglais et en Français, devant un public conquis.

Pas facile d’être jeune

Au-delà de sa portée festive, cet événement était également l’occasion de prendre la parole et de se faire entendre. C’est en tout cas ce qu’a décidé Redgina Jean-Paul, élève au Lycée français de Toronto, en se saisissant du micro. À travers un texte personnel sur l’adolescence, la jeune fille a lancé un appel aux adultes: «aidez les jeunes à réaliser leurs rêves, soutenez-les et croyez en eux et en leurs capacités.» Car pour Redgina, être jeune veut souvent dire ne pas être pris au sérieux et ne pas compter dans la société.

Une cérémonie réussie

Gérard Parent du Comité consultatif francophone s’est quant à lui félicité de la qualité du service de police francophone, très apprécié de la population. Content de cette commémoration, il a appelé à organiser d’autres événements et à perpétuer les traditions. La cérémonie s’est terminée sur des rythmes de percussions et de la danse africaine avec le groupe COBA.

«Cette célébration était vraiment un succès», se réjouit Isabelle Cotton. «C’est important pour une ville multiculturelle comme Toronto de pouvoir célébrer toutes les cultures.»

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D’autres événements à venir

Le service de Police de Toronto n’est pas le seul à célébrer le Mois de l’Histoire des Noirs. Action positive organise un «Jeudi, ça presse» spécial le 2 février de 10 h 30 et 12 h 30, au 399 rue Church. En prime, un tirage au sort de billets pour la pièce Zone de Marcel Dubé, mise en scène par Jean Stéphane Roy.

L’Office national du film du Canada (ONF) propose une activité créative et familiale, avec «Je t’invite à me connaître, à travers la musique créole», samedi 4 février de 12 h à 14 h 30, à la Médiathèque de l’ONF, 150 rue John.

Le Centre francophone répond lui aussi présent en organisant la projection de deux films au cinéma de l’ONF samedi 11 février: Hop du Belge Dominique Standaert, et La Vénus Noire, d’Abdellatif Kechiche.

Le Centre vous donne également rendez-vous le samedi 25 février de 17 h à 23 h, pour un souper traditionnel africain et antillais, ainsi qu’un spectacle, de la musique et des activités pour enfants. Une soirée gratuite et pour toute la famille qui se tiendra à la salle de banquet de la cathédrale Macédono-Bulgare au 237 rue Sackville.

Dimanche 26, rendez-vous cette fois au Lula Lounge, 1585 rue Dundas Ouest, pour un spectacle de danse africaine avec la compagnie de danse ivoirienne Akwaba.

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