Vie d’artiste au collège français

La pièce Meurtre au domaine de la Concorde a été montée au Collège

Partagez
Tweetez
Envoyez

Publié 07/04/2009 par Annik Chalifour

22 élèves de 12e année du Collège français du CSDCSO, ont présenté les 2 et 3 avril une pièce écrite par six d’entre eux. La pièce intitulée Meurtre au domaine de la Concorde était inspirée de l’intrigue policière du film Gosford Park produit en 2000. Daniel Legault, enseignant du Collège français, en était le directeur artistique et metteur en scène.

L’histoire se déroule en 1930. Les invités du richissime Sir William de la Concorde sont venus se divertir dans son luxuriant domaine de villégiature. Un nombre impressionnant de domestiques s’affairent à combler les moindres désirs des vacanciers et de leurs hôtes, comme des abeilles autour de leur miel.

Petit à petit, les conversations de tout un chacun nous permettent de découvrir que l’ensemble des personnages nourrit des sentiments plus ou moins malveillants envers Sir William. De l’amour à la jalousie, de l’envie au dédain… Les femmes domestiques se disputent sa conquête, tandis que ses invités convoitent ses avoirs. Son fils, né d’une mère inconnue ex-amante de Sir William, lui voue une haine sans borne.

Puis tout à coup, un cri strident! Louisa Villeneuve, sœur de l’épouse de Sir William et passionnément amoureuse de ce dernier, le découvre assassiné… Les deux inspecteurs Thompson et Dexter commencent leur enquête devant un amoncellement d’indices trompeurs. Suite aux interrogatoires de l’épouse et de la fille du défunt, des sept invités et des dix domestiques, tout les porte à croire que chacun des 19 personnages interrogés avait d’excellents motifs de vouloir éliminer le riche et pervers Sir William…

Les élèves auteurs du texte ont décidé d’altérer la fin de l’histoire originale. Les personnages apprennent avec stupéfaction que Sir William de la Concorde s’est en fait suicidé en s’empoisonnant avec de l’arsenic. Pourtant on l’avait retrouvé poignardé, mais sans sang… Le fils croyait tuer son père en le poignardant, mais celui-ci était déjà mort.

Publicité

Le décor alliait ingénieusement les années 2000 aux années 30. Des photos de différentes pièces du Château Casa Loma de Toronto, prises par l’élève Rémi Carreiro, étaient projetées en alternance sur trois grands écrans blancs sur un fond de scène noir.

Les personnages habillés en costumes d’époque déambulaient autour de divers accessoires et meubles blancs et mobiles.

La pièce mettait en relief l’écriture théâtrale des élèves, un texte riche en dialogues rebondissants d’une durée d’une heure.

«Nous avons rédigé la pièce entre novembre 2008 et février 2009 avec l’aide de M. Daniel Legault. Nous avons participé à la sélection des acteurs et répété durant deux mois», indique Adèle Brazeau-Feeley. Adèle était l’une des six élèves du groupe d’auteurs acteurs, incluant Laura Blakeley-Dejy, Émilie Finnerty, Aurélie Frégeau, Emma Lacrampe-Couloume, Emma Marotte.

«Participer à un tel projet artistique permet aux élèves d’acquérir des apprentissages pour la vie», commente Daniel Legault, metteur en scène.

Publicité

«Ils (les élèves) apprennent à exercer leur créativité, mémoriser des textes, se concentrer, extérioriser leurs émotions, travailler en collaboration au sein d’une équipe de 22 personnes, améliorer leur diction en français, se familiariser avec différentes techniques de théâtre et la logistique de scène. C’est une expérience positive qu’ils n’oublieront pas.» ajoute-t-il.

Auteur

  • Annik Chalifour

    Chroniqueuse et journaliste à l-express.ca depuis 2008. Plusieurs reportages réalisés en Haïti sur le tourisme solidaire en appui à l’économie locale durable. Plus de 20 ans d'œuvre humanitaire. Formation de juriste.

Partagez
Tweetez
Envoyez
Publicité

Pour la meilleur expérience sur ce site, veuillez activer Javascript dans votre navigateur