Une équipe multidisciplinaire francophone VIH/SIDA

40 ans après le signalement des premiers cas, le VIH continue de faire des ravages, mais des avancées scientifiques permettent de le contrer. Photo: iStock
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Publié 21/09/2016 par François Bergeron

Le Centre francophone de Toronto (CFT) vient de lancer une équipe multidisciplinaire pour soutenir les personnes affectées par le VIH/SIDA ou à risque de le devenir.

Cette équipe est composée de gestionnaires de cas, de professionnels des soins primaires (infirmière, diététiste, travailleuse sociale, thérapeute en santé mentale, médecin, dépistage anonyme) et d’un avocat spécialisé. Plus tard, le CFT compte y ajouter des soutiens à l’emploi et au logement.

La directrice générale Lise Marie Baudry, est enthousiaste: «Pour la première fois, les francophones vivant ou touchés par le VIH/SIDA dans la région torontoise auront accès à des services intégrés qui les aideront à gérer leur situation et faciliter leur parcours. Ce qui diminue le stress, un facteur très important en gestion de la santé.»

Dans le cadre de cette initiative, le CFT a signé des protocoles d’entente avec People With AIDS Foundation (PWA) et HIV/AIDS Legal Clinic Ontario (HALCO). «Ces ententes font en sorte», précise Ali Liénaux, directeur général adjoint du CFT, «qu’un avocat sera présent sur ces sites une demi-journée par semaine pour servir les clients francophones.»

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En outre, une entente sera signée sous peu avec le centre de santé communautaire Queen West Central Toronto Community Health Centre (QWCTCHC) visant la participation de l’équipe d’intervenants du CFT au sein du nouveau site d’injection supervisé. Le conseil municipal de Toronto a accepté en juillet les recommandations du Conseil de la santé de Toronto (Public Health) pour l’ouverture de trois sites d’injection supervisés (SIS) dans le centre-ville.

252 personnes sont mortes à Toronto d’une surdose en 2014, soit une hausse de 41% depuis 2003. Les SIS diminueraient les risques de transmission du VIH et d’autres maladies infectieuses. «Nous nous réjouissons de travailler avec le CFT», indique Angela Robertson, directrice générale du QWCTCHC, «afin de mieux desservir toute la clientèle de nos quartiers et augmenter notre capacité en français».

Dans le but d’encourager les gens qui voudraient être testés tout en préservant leur anonymat, une décision provinciale cet été donne plus de liberté aux professionnels de la santé afin d’utiliser leur jugement au lieu de faire une déclaration obligatoire automatique à la Santé publique de Toronto.

Auteur

  • François Bergeron

    Rédacteur en chef de l-express.ca. Plus de 40 ans d'expérience en journalisme et en édition de médias papier et web, en français et en anglais. Formation en sciences-politiques. Intéressé à toute l'actualité et aux grands enjeux modernes.

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