Un engagement à mettre fin à l’itinérance

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La stratégie ontarienne de réduction de la pauvreté, qu’on renouvelle périodiquement, contient désormais un engagement à mettre fin à l’itinérance et à «fournir une base stable pour aider les gens à échapper à la pauvreté».

«Nul ne devrait être forcé de vivre dans la rue ou de s’inquiéter de l’endroit où il dormira la nuit», de dire Ted McMeekin, ministre des Affaires municipales et du Logement.

42 millions $ sont réservés aux municipalités qui participeraient à l’Initiative de prévention de l’itinérance, mais les détails restent à préciser, le gouvernement cherchant pour l’instant à obtenir des chiffres «probants» et «une meilleure indication de là où les efforts sont nécessaires et des investissements qui fonctionnent».

À cette fin, le gouvernement «crée de nouveaux indicateurs pour mieux tenir compte des jeunes, du chômage à long terme et de certaines populations vulnérables».

Déjà, Léonie Tchatat, la directrice générale de La Passerelle, organisme d’intégration des immigrants à Toronto, identifie «les nouveaux arrivants, les jeunes, les aînés, les personnes vivant avec un handicap et celles qui vivent dans des régions rurales ou éloignées».

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Mme Tchatat a siégé au sein du comité consultatif qui a aidé le gouvernement à développer sa nouvelle stratégie. «Espérons qu’à l’avenir on portera une attention accrue à l’équité raciale», dit-elle. En effet, les «communautés racialisées» seraient surreprésentées «dans le sous-emploi et l’emploi précaire».

Le gouvernement libéral provincial réitère son engagement à réduire de 25% la pauvreté chez les enfants. La stratégie veut aider les personnes qui vivent dans la pauvreté à accéder à des emplois, à l’éducation et à des possibilités de formation, tout en continuant à maintenir une sécurité du revenu pour les Ontariens et Ontariennes vulnérables.

Parmi les nouveaux investissements, mentionnons la création d’environ 1000 nouveaux logements avec soutien (16 millions $ sur trois ans) qui vise les Ontariens aux prises avec un problème de santé mentale et de dépendance.

Le montant maximum annuel de la Prestation ontarienne pour les enfants – dont bénéficient environ un million d’enfants dans plus de 500 000 familles à revenu faible ou moyen – atteint 1310 $ par enfant, indexé au coût de la vie.

Le gouvernement alloue 50 millions $ sur cinq ans à un Fonds local de réduction de la pauvreté pour récompenser les «solutions locales» qui aident les personnes à échapper à la pauvreté.

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«Je sais que la pauvreté dans notre province a de nombreux visages», indique la présidente du Conseil du Trésor et responsable de la stratégie anti-pauvreté, la vice-première ministre Deb Matthews. «C’est pourquoi nos efforts seront aussi variés et diversifiés que notre population, parce que tous et toutes ont le droit de réaliser leur plein potentiel.»

La première stratégie de réduction de la pauvreté a été annoncée en 2008. Au cours des trois premières années, le gouvernement estime avoir aidé 47 000 familles à sortir de la pauvreté.

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