Tournée de lancements pour Le Rêve de Champlain

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La télésérie de TFO Le Rêve de Champlain a été lancée le lundi 9 mars en soirée au Musée des Beaux-Arts du Canada, à Ottawa, après un autre événement en matinée à l’ambassade de France. L’équipe s’est aussi déplacée pour un lancement à Montréal le 10 mars et, à Toronto, au restaurant Grano, mercredi 11.

Le Rêve de Champlain est diffusée depuis ce lundi 16 mars à 21h en six épisodes de 30 minutes. Ce docu-fiction, réalisé dans le cadre du 400e anniversaire de la présence francophone en Ontario, est l’une des nombreuses célébrations prévues au cours de l’année.

L’idée d’un 400e ontarien en 2015 est de Madeleine Meilleur, procureure générale et ministre déléguée aux Affaires francophones de l’Ontario, qui avait participé aux célébrations du 400e de Québec en 2008. En 1615, en effet, Champlain a exploré l’Ontario et a passé l’hiver 1616 chez les Hurons de la Baie Georgienne.

En 1611, cependant, le coureur des bois Étienne-Brûlé, un des jeunes Français encouragés par Champlain à aller vivre avec les autochtones pour lui servir de «truchements» (guides et interprètes), explorait déjà le territoire qui allait devenir l’Ontario.

Un nouveau pays à la culture métissée

Avec le comédien québécois Maxime Le Flaguais dans le rôle-titre, Le Rêve de Champlain raconte la quête de Samuel de Champlain dans le Nouveau Monde. Le livre de l’historien David Hackett Fischer a inspiré ce docu-fiction.

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La ministre du Patrimoine canadien, Shelly Glover, qui participait elle aussi au gala du Musée des beaux-arts, en a profité pour annoncer un octroi de plus de 400 000 $ au projet de TFO, notamment pour élaborer du matériel d’apprentissage.

«Ce projet inspirera un sentiment de fierté en encourageant les Canadiens à s’intéresser à l’histoire de Champlain et à reconnaître la contribution de ce grand explorateur à l’établissement des premières colonies du Canada», dit-elle.

Navigateur, cartographe, écrivain, ethnologue, botaniste, Samuel de Champlain, «le père de la Nouvelle-France», a marqué l’histoire du Canada par son humanisme et sa vision d’un nouveau pays à la culture métissée. En effet, au contraire des Anglais et des Espagnols qui venaient «conquérir» le continent et ses indigènes, Champlain s’est montré plus respectueux de leurs droits et de leur mode de vie.

Pour Champlain, le terme «sauvages» qu’il utilisait était élogieux, décrivant des peuples qui avaient appris à vivre dans la nature et le climat difficiles du Canada.

Docu-fiction

«Ce qui m’a frappé avec ce livre-là», indique le réalisateur de la télé-série, Martin Cadotte, très fébrile de voir le travail qu’il a accompli avec son équipe prendre forme, «c’est de voir que je ne connaissais pas Samuel de Champlain. Le livre de David Hackett Fischer m’a transmis la passion et l’amour de Champlain pour les autres.»

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Pour expliquer l’histoire de Champlain, le réalisateur a mélangé la fiction et le documentaire. Il y a des historiens et des experts, mais aussi des reconstitutions historiques des aventures de Champlain. Martin Cadotte a décidé de modifier sa méthode de tournage pour mieux raconter l’histoire.

«La section documentaire, je l’ai tournée comme de la fiction, avec des caméras sur trépied et des beaux mouvements. La section fiction, je l’ai attaquée comme du documentaire. J’ai tourné la caméra à l’épaule et les cadreurs ne savaient pas les mouvements à l’avance. Je voulais cette énergie-là pour pouvoir créer une vérité dans l’image.»

L’équipe de production a refait le parcours de Samuel de Champlain. Ils ont suivi ses pas en Europe, aux États-Unis, au Québec et en Ontario. «On voulait montrer ces endroits-là en images. On est parti et on a raconté son histoire à chaque endroit.»

Le visage de Champlain

Sur son blogue, le commissaire aux services en français de l’Ontario, François Boileau, relate sa soirée du 9 mars à Ottawa avec plus de 400 convives venant de partout en Ontario.

«TFO a tenu une réception exceptionnelle et l’ensemble de la soirée était superbement organisé», dit-il. «Mais la qualité du produit serait-elle au rendez-vous?»

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«À voir la première émission», répond-il, «le pari fou a été non seulement tenu, mais remporté haut la main. Quelle émission exceptionnelle!»

«Nous sommes en droit de nous attendre à une série totalement nouveau genre, aussi excitantes qu’instructives. Par exemple, des historiens y parlent, mais jamais plus que 30 secondes, de façon à ce que l’auditoire demeure captif. Visuellement superbe, la demi-heure passe à la vitesse de l’éclair. Je suis sérieusement complètement ébahi par la qualité de cette émission. Je suis aussi convaincu que la plate-forme éducative lancée en même temps sera tout aussi intéressante.»

David Hackett Fischer ne rate jamais une occasion de souligner qu’on ne sait pas à quoi ressemblait Champlain, qui a beaucoup écrit sur ses voyages mais peu sur lui-même. François Boileau estime que c’est désormais Maxime Le Flaguais qui incarnera désormais dans nos imaginations le célèbre explorateur «pour le reste de ses jours et bien après», car la série Le Rêve de Champlain «passera elle aussi à l’histoire», croit-il.

Vocation éducative

Le Rêve de Champlain sera aussi utile dans les milieux scolaires, indique le pdg du Groupe Média TFO, Glenn O’Farrell. «Un de nos objectifs, c’est d’offrir un produit de qualité et un produit éducatif qui aura une longue portée auprès des étudiants de l’Ontario et d’ailleurs.»

La série est accompagnée de jeux et d’applications éducatives pour tablettes électroniques pour commémorer cette époque remarquable.

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Le sous-ministre délégué aux Affaires francophones, Paul C. Genest, a lui aussi souligné l’importance de l’histoire de Champlain dans les écoles. «On a décidé de réviser le cursus scolaire en Ontario pour renforcer l’importance de Champlain et de ses valeurs auprès des jeunes. C’est un aspect important de nos racines et une bonne opportunité pour renforcer la présence francophone et le désir des jeunes à partager et à appuyer le bilinguisme.»

Le projet du Rêve de Champlain n’est pas terminé, puisqu’une version anglaise de 60 minutes sera produite au courant de l’année pour augmenter l’accessibilité de la série.

(Avec la collabortation de Véronique Charron)

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