Thomas Gallezot candidat dans le quartier Eglinton-Lawrence

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Il est de retour!
Qui? Rob Ford?
Non. Thomas Gallezot…

Le comédien français Thomas Gallezot, qui était candidat du Nouveau Parti démocratique dans Eglinton-Lawrence aux élections du 12 juin, se présente dans le même quartier comme conseiller municipal en vue du scrutin du 27 octobre prochain.

Ce quartier était celui de Karen Stintz, candidate à la mairie, qui ne s’y représente donc pas. C’est un grand avantage pour un nouveau candidat que de ne pas faire face à un élu, fait-il valoir en entrevue à L’Express.

Thomas Gallezot n’habite pas ce quartier Eglinton-Lawrence, mais il l’a découvert et apprécié à la faveur de sa campagne provinciale qui, admet-il volontiers, se voulait un prélude à sa campagne municipale.

Le 12 juin, le libéral Mike Colle a été réélu pour un sixième mandat consécutif à Queen’s Park. Au fédéral, c’est le comté du ministre conservateur des Finances, Joe Oliver.

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Mais au municipal, les affiliations partisanes sont moins apparentes. Thomas Gallezot se présente d’ailleurs comme indépendant, pas comme porte-étendard du NPD, et c’est ce qu’il préfère. De même, il n’est affilié à aucune campagne à la mairie.

Il fait cependant grand cas de son appartenance à la communauté francophone, dont il sollicite l’appui dans des courriels et les médias sociaux. «Je me présente pour être le premier francophone à devenir Conseiller municipal et je compte sur le soutien de tous les francophones et francophiles, quelles que soient leurs opinions politiques», écrit-il.

Selon lui, l’idée d’élire au moins un conseiller municipal issu de la communauté francophone plaît aux électeurs de ce quartier. «Tout le monde trouve anormal qu’une métropole comme Toronto n’ait aucun élu francophone.»

La francophonie, comme la Ville elle-même, y trouverait des avantages. Il favoriserait l’immigration et l’intégration des immigrants francophones, dit-il, de même que l’expansion des services en français en santé et pour les aînés. Il remarque également que des postes officiellement désignés bilingues ne sont souvent pas occupés par des personnes bilingues. Il veillerait à ce que ce soit le cas.

Par contre, les services de traduction, qu’il associe à une tradition de «revendications» stériles, ne sont pas une priorité pour lui.

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L’automne dernier, suite à des démarches de l’ACFO-Toronto, la Ville de Toronto a relancé le Comité consultatif francophone aboli peu de temps après l’élection de Rob Ford à la mairie il y a quatre ans. Passionné de démocratie directe, Thomas Gallezot a organisé des assemblées et fait circuler une pétition pour que les membres de ce Comité soient élus par les francophones plutôt que nommés par la Ville.

Il a aussi des opinions sur l’OMB (Ontario Municipal Board), qui devrait selon lui s’incliner devant la volonté des élus locaux, et sur les projets de transport en commun déjà votés, sur lesquels il ne reviendrait pas.

Avant de monter au front (il reste encore quatre mois avant le vote), il a besoin d’aide en matière de «relations publiques, communication, levée de fonds, organisation d’évènements, recrutement et gestion des bénévoles, organisation de la campagne de terrain et stratégie». Bref, il part de loin et n’a aucun budget.

Thomas Gallezot, citoyen canadien depuis l’automne dernier, travaille entre autres au Théâtre français de Toronto. Il trouvera le temps, assure-t-il, de faire du porte-à-porte, de participer aux débats et d’aller à la rencontre des électeurs de son quartier.

Renseignements

Le site professionnel de Thomas Gallezot
Son courriel

Articles à son sujet dans L’Express:
20 mai: Thomas Gallezot candidat du NPD
22 avril: Composition du Comité francophone de la Ville
10 décembre: Débat sur le nouveau Comité francophone de la Ville

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